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Mardi matin, leurs enfants vont se retrouver au « Camp de Bias » cinquante-trois ans après leur arrivée.

ux côtés des 1 200 harkis « abandonnés »

Mardi prochain, à 11 heures une cérémonie sera organisée à la mémoire des harkis devant la stèle à Bias qui leur est consacrée.© Photo: Sud Ouest

La loi du 11 juin 1994 instaurait la date du 25 septembre comme la « Journée d’hommage national aux Harkis ». Une date que contestent les membres du Centre national de liaison des Harkis. Pour eux c’est bien le 12 mai 1962 qui vaille d’être commémorer : « Jour de l’abandon des Harkis » par le gouvernement français de l’époque.

Dès le lendemain des accords d’Evian, le 18 mars 1962, les harkis seront en effet désarmés par l’armée française. Entre avril et octobre de la même année les historiens estiment qu’entre 60 000 à 70 000 d’entre eux seront exécutés par le FLN algérien. Les autres, autour de 20 000, seront rapatriés en France, et dispersés dans des camps, dont celui de Bias qui comptera jusqu’à 1 200 personnes.

Logées dans des baraquements à l’extérieur du bourg de la commune, de nombreuses familles devront parfois cohabiter dans le même logement, faute de places pour les accueillir. Enfermés derrière des barbelés, les « réfugiés » soumis à un régime militaire très strict, ne pourront sortir du camp qu’avec l’autorisation de l’officier commandant.

Progressivement démantelé

Une situation qui déclenchera le 7 mai 1975 la première révolte des harkis, avec prises d’otages. Trois mois plus tard, le 6 août, le Conseil des ministres adopte des mesures d’urgence et à court terme pour apaiser le mécontentement généralisé des Français musulmans. Le camp de regroupement de Bias sera progressivement démantelé à partir de la fin de l’année 1976.

Durant l’été 1991, les enfants de harkis s’insurgent à leur tour aux côtés de leurs parents. Mais cette fois-ci, une grande partie de ces révoltés est constituée de jeunes nés en France, n’ayant pas connu la guerre d’Algérie. Les derniers vestiges du camp de Bias seront « rasés » dans le courant des années 2 000, par la municipalité.

Ainsi disparaîtra dans cette commune du Lot-et-Garonne tout repère de cet épisode de la guerre d’Algérie. Aujourd’hui ne subsistent plus que quelques familles qui sont devenues propriétaires de leur logement. Les harkis sont tous morts ou presque.

Cinquante-trois ans plus tard, ne reste plus qu’une stèle comme toute trace de ceux qui combattirent aux côtés de l’armée française.

Mardi prochain, à 11 heures au « Camp de Bias » leurs enfants se souviendront de leurs parents « abandonnés »…

 

08/05/2015

 

Le Comité National de Liaison des Harkis, vous invites le mardi 12 mai 2015

à 11 h pour la commémoration de la journée de l'abandon des soldats Harkis .

La cérémonie se tiendra à Bias devant la stèle.

Merci de faire partager cette invitation à nos amis.

Amitiés.

Tél 06 23 26 31 92

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