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Le combat n'est pas fini pour les rapatriés d'Algérie

Une réunion d'information des rapatriés d'Algérie  se déroulera à Agen, le 27 février prochain./photo Jean-Michel Mazet

Une réunion d'information des rapatriés d'Algérie se déroulera à Agen (47), le 27 février prochain./photo Jean-Michel Mazet

 

Plus d'un demi-siècle après la fin de la guerre, certaines familles originaires d'Algérie se battent pour récupérer leurs biens. L'USDIFRA se rend sur Agen, où la communauté de «pieds noirs» y est importante.

 

Le samedi 27 février prochain, l'USDIFRA (Union Syndicale de Défense des Intérêts des Français Repliés d'Algérie) organise une réunion publique d'information.

Elle aura lieu à Agen, à la brasserie du Marché d'intérêt national, bâtiment A.

Cette réunion aura pour but d'informer les rapatriés d'Algérie qui vivent aujourd'hui dans le Sud-Ouest, ainsi que les adhérents du syndicat, sur la situation actuelle de leurs démarches.

 

A la suite du décès de Gabriel Mene, qui en était le président depuis 1998, c'est Stéphane Lucci, ancien vice-président, qui a pris la relève et a désormais la tâche de poursuivre l'œuvre et le combat de milliers de familles : «On ne peut pas se permettre de spolier les gens de cette manière, même 54 ans plus tard.

 

Aujourd'hui, l'Etat français ne reconnaît que 48 % de ces familles de rapatriés, mais qu'en est-il des 52 % manquants ?»

 

Des dossiers toujours en attente

Ce que réclame Stéphane Lucci, c'est une indemnisation des biens que possédaient les «pieds noirs» lorsqu'ils ont été déplacés contre leur gré hors l'Algérie, à la fin de la guerre en 1962. Si des démarches ont été engagées, et sont toujours en cours à l'heure actuelle, cela ne suffit pas à rassurer le syndicat :

«Des dossiers de réinstallation restent en attente, mais c'est une usine à gaz tout ça !

C'est juste une manière pour l'Etat de détourner le problème. Il reste environ 70 familles concernées dans le pays, pour environ 15 millions d'euros de dédommagement. Mais cette aide ne va qu'aux personnes les plus endettées, donc ce plan de financement est très bancal. Si ces familles avaient été indemnisées totalement dès leur arrivée, le problème ne se poserait plus 50 ans plus tard.»

 

Une bataille culturelle et identitaire

Ce combat d'une vie concerne désormais trois générations de ces «pieds noirs». Au-delà du simple aspect financier, l'USDIFRA souhaite avant tout récupérer ce qu'il y a de plus important à ses yeux, son histoire : «Nous n'avons aucune nostalgie, mais nous avons besoin d'être reconnus par la France. Pour pouvoir tourner la page, et avancer. Les enfants et petits-enfants de l'Etat français jouent là-dessus, sur l'âge, le vieillissement de cette génération.

Ils espèrent qu'on va lâcher prise, abandonner. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que les jeunes qui arrivent ont encore plus besoin de connaître leur passé et leur histoire personnelle. Ils veulent comprendre, savoir d'où ils viennent pour renforcer leur culture et leur identité. De toute façon, j'ai 50 ans, pas 80, je continuerai à me battre et nos enfants encore plus.»

 

Le Lot-et-Garonne compte beaucoup de familles et d'adhérents de l'USDIFRA. Cette réunion est à but uniquement informatif et totalement apolitique, comme le rappelle son président : «Notre seul et unique objectif, c'est de ne pas partir aux oubliettes. Nous sommes en train de préparer un projet de loi que nous présenterons par la suite à tous les partis politiques. Peu importe lesquels, nous sommes en discussion aussi bien avec Les Républicains qu'avec le Front national ou encore la Gauche.

Ce que l'on souhaite, c'est rétablir les vérités et récupérer ce qui nous appartient.»

 

Pour obtenir des informations, rendez-vous sur la page Facebook : USDIFRA syndicat. Ou par téléphone au 04 94 91 67 76.

Tommy Brandon

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harkis les premiers mots du souvenir, la communauté en attend plus

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