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Guerre d'Algérie : qui a laissé massacrer les harkis ?

Guerre d'Algérie : qui a laissé massacrer les harkis ?

Décembre 1960, un soldat français discute avec un harki. - DALMAS/SIPA

Le président de la République a reconnu la responsabilité de la France dans l'abandon des harkis. En revanche, l'Algérie refuse d'ouvrir ses archives et occulte les massacres qui ont suivi la proclamation de l'indépendance. Un récit à retrouver dans les pages Histoire de "Marianne" en kiosques cette semaine.

L'armée française aurait-elle pu sauver les harkis ? Il est vrai que les dernières forces françaises n'ont évacué l'Algérie qu'en juin 1964. Cependant, après le référendum du 1er juillet 1962 et la proclamation de l'indépendance, l'armée française ne pouvait sortir de ses casernes sans l'aval de l'exécutif provisoire algérien puis du gouvernement de Ben Bella.

La responsabilité du pouvoir gaulliste ne peut donc être directement alléguée. Sauf à lui faire grief de n'avoir pas dénoncé la violation, par la partie algérienne, des accords d'Evian. Ces derniers garantissaient la sûreté de la population européenne, des anciens supplétifs de l'armée française, des messalistes.

Le réquisitoire contre la jeune Ve République fut énoncé, le 23 septembre 2001, par le président Jacques Chirac alors en précampagne électorale : «La France n'a pas su sauver ses enfants de la barbarie.»

A ce titre, des documents officiels sont terriblement accusateurs sur le refus du transfert de harkis en métropole, comme en témoigne le télégramme «très secret» de Louis Joxe, ministre des Affaires algériennes, le 12 mai 1962 :

«Les supplétifs débarqués en métropole en dehors du plan général de rapatriement seront en principe renvoyés en Algérie. [...] Je n'ignore pas que ce renvoi peut être interprété par les propagandistes de la sédition comme un refus d'assurer l'avenir de ceux qui nous sont demeurés fidèles. Il conviendra donc d'éviter de donner la moindre publicité à cette mesure.»

Massacres algériens. Abandon français.

Par le geste de François Hollande, «nous trouvons la paix des mémoires», a déclaré Mohamed Otsmani, membre du Comité de liaison national des harkis. Rien n'est moins sûr. L'hypermnésie repentante qui a marqué les présidences Chirac, la corde pénitentielle des post-colonial studies et le grand silence algérien sur l'Histoire entravent la nécessaire mise en perspective des engagements d'Algériens musulmans aux côtés de l'administration ou de l'armée française.

Ceux-là ne datent pas de 1955, année de création des premières unités musulmanes : Groupes Mobiles de Protection Rurale (GMPR) puis moghaznis pour les Sections Administratives Spécialisées (SAS) de Soustelle ; ni de 1956 avec les premières harkas impliquées dans les combats.

LA LONGUE HISTOIRE DU CONTACT COLONIAL

Les décennies de présence française en Algérie ne peuvent se réduire aux affrontements sanglants, ni à l'imposition d'un ordre injuste brimant tous les éléments des populations autochtones. Quelque critique qu'on lui adressât, la domination coloniale a fini par paraître légitime à travers sa pérennité et la succession des générations. Jamais une contre-autorité n'a pu emporter l'adhésion massive des «indigènes» avant le ralliement forcé au FLN en 1962.

07/10/2016

Guerre d'Algérie : qui a laissé massacrer les harkis ?

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07/10/2016

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Honoré 19/10/2016 19:28

Fellagha faites vos commentaires dans vos torchons ou à longueur d'année depuis 1962 vous insultaient les harkis. Quand au 200 morts du17 octobre 1961 je vous invite.a lire le livre de. l'historien Jean Paul Brunet qui va à l'encontre de la propagande de la gauche et du FLN. Quand à aller en Algérie nous sommes très bien dans ce merveilleux pays qu'est la France nous ne demandons pas de visas. Quand à notre relation avec nos compatriotes laissez nous seul juge. Vous pourrez voir même si les politiques nous ont maltraité beaucoup de français nous soutiennent dans notre combat. Continuez votre propagande stalinienne aimez votre. Pays je nous envie pas soyez en sur. Pour conclure mon père décédé à fait l'Indochine et à été fellagha il a assisté peut être même participé a des injustices contre ces compatriotes . Il s'est rendu compte que le FLN était a tout pour prendre le pouvoir même contre ses enfants. Quand l'Algerie aura fait le procès du FLN et son action on pourra dire qu'elle aura fait un grand pas vers la démocratie. Si de nombreux harkis ont rejoint la France vous l'avez sciemment éludé c'est que dans l'Aln de nombreux chefs étaient psychopathes et voyaient des traîtres partout. D'ailleurs quand fera t'on la comptabilité des morts entre algériens pendant cette période.
'Votre réponse est tragique mais comique aussi quant on sait que les courageux combattants de l'intérieur se sont fait voler le pouvoir par des hommes au chaud en Tunisie et au Maroc. Ces derniers n'auront fait des victimes que parmi leurs compatriotes.

Honore 16/10/2016 11:30

Deresponsabiliser la France du massacre est une ineptie. Les services secrets français savaient car ils ont manipulés pendant toute la guerre d'Algérie le FLN . Ils savaient pertinemment comme les politiques d'ailleurs le sort réservé aux harkis. Ce magma ne les intéressait pas la paix à tout prix. La France à désarmé ces soldats les a livres à l'ennemi. Elle a même parfois tiré sur ses ressortissants la rue d'isly est la pour témoigner. Aujourd'hui on essaie de minimiser les massacres de harkis on minimise la responsabilité de la France dans ces massacres nous ne sommes pas dupes. Nous demandons des comptes à notre pays la France. Quant à l'Algerie laissons les algériens faire leur examen de conscience notamment les acteurs du FLN de l'époque. N'étant pas encore un pays démocratique cet.examen n'est pas pour aujourd'hui.