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La journée des Harkis dans toute la France

L'hommage aux Harkis

À Lombez, un hommage aux Harkis empreint d'émotion. L'adjointe au maire de Samatan donnant lecture de la lettre du ministre./Photos DDM M.A.

À Lombez (32) , un hommage aux Harkis empreint d'émotion. L'adjointe au maire de Samatan (32) donnant lecture de la lettre du ministre./Photos DDM M.A.

 

Mardi, les anciens combattants d'Afrique du Nord ont rendu hommage à leurs compagnons d'armes, les Harkis, à Lombez et à Samatan. Les élus, comme le président de la section locale, ont rappelé la tragédie vécue par ces Français musulmans qui ne peuvent en aucun cas être assimilés à des «collabos», comme ils sont désignés par les anciens du FLN, pour la bonne raison qu'il ne s'agissait pas d'une guerre entre deux nations.

 

L'Algérie étant à l'époque une province française d'outre-mer et ses habitants de nationalité française. On rendit hommage au courage et à la loyauté de ces Harkis dont l'histoire est si mal connue en France.

 

Abandonnés par le pays pour lequel ils combattirent, ils furent livrés à la vindicte des vainqueurs pour «raison d'État».

 

Le maire, Hervé Lefebvre, évoqua le chiffre terrifiant de 100 000 à

150 000 victimes, torturées avec une cruauté rare avant de mourir.

«Dans le langage courant, on désigne aujourd'hui sous le nom de harkis toutes les catégories de supplétifs de la guerre d'Algérie : Harkis, Moghaznis, Groupes Mobiles de Sécurité, Groupes d'autodéfense, unités territoriales et auxiliaires de la gendarmerie, à l'exclusion des appelés et des militaires sous contrat,»

rappela le président N. Falzon.

 

En janvier 1955, pour les besoins de guerre d'Algérie, les premières unités musulmanes virent le jour.

 

À partir de 1957, las de la tyrannie du FLN qui multipliait les sévices à l'encontre des populations autochtones du bled : enlèvements, rançons, égorgements, razzias sur les douars, tortures multiples et raffinés, les habitants vont se soulever et rejoindre en masse l'armée française.

La Dépêche du Midi

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Quissac (30) : cérémonie d'hommage aux Harkis

 

Jean-Louis Aubert

Une assistance peu nombreuse, une cérémonie cependant émouvante.

 

Dimanche 25 Septembre 2016, la commune a rendu hommage aux harkis, trop longtemps oubliés de la République et de l'Histoire. Quelques personnes s'étaient rassemblés devant le monument aux morts.

Martine Aubert, adjointe, a lu le communiqué officiel, et Emmanuel Sorolla, qui représentait le maire a prononcé une allocution.

Tous deux ont ensuite remis une gerbe avant d'observer une minute de silence et d'écouter la Marseillaise.

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Journée nationale d'Hommage aux harkis : leur sacrifice enfin reconnu

Hommage devant le monument aux morts./Photo G.B.

Hommage devant le monument aux morts./Photo G.B.

Dimanche 25 septembre, s'est déroulée, à Bagnères-de-Bigorre (65) , la journée nationale d'Hommage aux harkis. Rappelons que les harkis étaient des combattants supplétifs à l'armée française, qui participaient à ses côtés aux opérations.

 

A la fin de la guerre d'Algérie, ils furent lâchement abandonnés à leur sort et beaucoup d'entre eux et leurs familles moururent sous les balles des fellaghas. Ceux qui réussirent à s'enfuir furent accueillis avec les leurs en France, où ils furent maltraités.

 

«Nous étions considérés comme de la boue ramenée d'Algérie sous les chaussures», comme le fait remarquer un ancien officier harki.

 

Le Président François Hollande a reconnu officiellement la responsabilité de la France dans le sort qui leur a été réservé, tout comme le secrétaire d'État auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, Jean-Marc Todeschini, dans son message lu par Gilbert Manciet lors de la cérémonie au monument aux morts : «La France mesure ce qu'elle doit à ceux qu'elle avait promis d'accueillir comme ses enfants», conclut-il.

 

La cérémonie était présidée par Bernadette Dussert-Pedabay, entourée de nombreux conseillers; de Gilbert Manciet, sous-préfet; des représentants de la gendarmerie nationale; des drapeaux et délégations d'associations d'anciens combattants.

 

Après la lecture du message officiel, des gerbes ont été déposées. Suivit l'hommage «aux morts», puis une minute de silence et «La Marseillaise», chantée par le regretté Tony Poncet.

Bagnères a honoré les harkis dignes, désormais, de la reconnaissance de la nation.

G. Bringuier

 

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