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Les Harkis en quête d'une loi de réparation Carcassonne (11)

Sabbah Atrous (à gauche) avec les membres de l'association./Photo C.B.

Sabbah Atrous (à gauche) avec les membres de l'association./Photo C.B.
 

C'est avec grande émotion que Sabbah Atrous a pris la parole,samedi après-midi, salle JOË-Bousquet. Présidente depuis un an et demi de l'Union Départementale des Anciens Combattants, prenant ainsi la suite de son père décédé, cette trentenaire a rappelé le long combat porté par les Harkis : celui de la reconnaissance.

 

Sabbah Atrous a rappelé ainsi que «le Président de la République a reconnu officiellement, le 25 septembre 2016, la responsabilité des gouvernements français dans l'abandon des Harkis restés en Algérie et les conditions d'accueil inhumaines de ceux transférés en France dans les camps de fortune».

 

Mais pour l'Union, cela ne suffit pas. «Le peuple harki ne peut se contenter d'une reconnaissance officielle médiatique. Il souhaite qu'elle soit inscrite dans un décret ou une loi», a précisé la présidente. Et pour elle, les années n'effacent par le préjudice : «Les descendants de Harkis ont hérité de l'injustice vécue par leurs parents».

 

Elle se souvient ainsi avoir cru que le mot Harki désignait une région d'Algérie « Je Je n'ai connu ni la guerre ni les camps mais on m'a volée!», a confessé Sabbah Atrous, presque avec des larmes, avant de conclure : « L'Algérie reste la patrie charnelle de nos familles; la France reste la patrie élective de nos familles».​​​​​​​

À l'issue de l'assemblée, les participants ont pu découvrir une exposition sur les Harkis.

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