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L’appel des harkis aux parlementaires aubois

Les harkis espèrent une loi sur la reconnaissance de la dette d’honneur de la France.

Khadra Safrioune, présidente de l’association des harkis et rapatriés d’Algérie Aube-Bourgogne.

Khadra Safrioune, présidente de l’association des harkis et rapatriés d’Algérie Aube-Bourgogne.

 

C’est le combat mené par Khadra Safrioune depuis des années. Présidente de l’association des harkis et rapatriés d’Algérie Aube-Bourgogne, elle milite pour que la France reconnaisse sa responsabilité dans le drame qui s’est abattu sur cette communauté. « Il s’agit pour la France de reconnaître sa responsabilité dans l’abandon et le massacre des harkis », martèle-t-elle. Ce combat n’est pas nouveau mais il prend actuellement une nouvelle forme.

 

« Notre but est que la France reconnaisse sa dette d’honneur à l’égard des familles de harkis. »

 «  Nous avons créé un grand rassemblement national de toutes les associations représentatives. Notre but est que la France reconnaisse sa dette d’honneur à l’égard des familles de harkis. Celles-ci portent toujours une grande souffrance car elles ont été abandonnées, trahies, reléguées dans des camps. Une souffrance qui ne s’amenuise pas, y compris au sein de la deuxième génération  », rappelle Khadra Safrioune.

 

Les Harkis vont-ils demander une réparation financière ?

 «  Nous allons nous concerter sur cette question  », confie-t-elle prudente.

« Les fausses promesses… »

Deux réunions sont d’ores et déjà programmées dans les locaux du Sénat. L’objectif est de mobiliser les parlementaires afin qu’ils soutiennent la proposition de loi déposée par le député de l’Yonne Guillaume Larrivé. «  Cette proposition visant à la reconnaissance de la dette de la France se trouve sur le bureau de l’Assemblée nationale. Les parlementaires doivent se mobiliser pour la faire adopter. Pour le moment, je constate que les candidats à la présidentielle ne parlent pas de notre dossier. Nous allons d’ailleurs faire en sorte de les rencontrer d’ici au premier tour de scrutin  », annonce Khadra Safrioune. Laquelle, déçue par « les fausses promesses  » des candidats, avoue ne plus trop croire dans ce que disent les responsables politiques.

 Jean-François LAVILLE

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