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Les harkis, premiers officiers de la DFCI : J'ai pris la relève de mon père

 

L'Office National des Forêts a une belle histoire. Et ce n'est pas Amar et Mourad, tous les deux officiers depuis presque 17 ans qui diront le contraire.

La Défense de la Forêt Contre les Incendies (DFCI) est née dans les années 1960.

C'est à cette même période que les premiers harkis arrivent dans les Alpes de Haute-Provence, et pour une grande majorité, ils ont travaillé à l'ONF.

 

"On est porteur de cet héritage. Nos pères travaillaient ici et on a récupéré le flambeau", raconte Amar, ému. À cette époque, les moyens n'étaient pas les mêmes, le travail était plus long et plus fastidieux sans les moyens techniques actuels, et aujourd'hui les enfants de harkis en ont conscience et sont fiers, car ils savent que tout ça, "ce n'est pas tombé du ciel".

C'est l'amour de leur père et leur passion pour la forêt qui les animent chaque jour. "Les saisons où c'est calme, les jours où j'ai des coups de mou, je pense au travail de mon père et de tous les autres. Je sais pourquoi je suis là, j'ai pris la relève de mon père et de ses travaux", témoigne Amar.

Leur travail représente bien plus à leurs yeux, ils ont un attachement particulier pour ces forêts. Comme Mourad aime le dire : "certains ont un jardin, nous notre jardin c'est toute la forêt".

Chloé Roussel

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1962 28/08/2017 08:35

Précision: la journaliste qui était venue faire un article sur la prévention des feux de forêts à découvert à l'écart ces fils de harkis qui ont eu le courage de l'interpeller à la surprise de leurs responsables hiérarchiques. C'est ainsi qu'elle consacrera dans son article un rappel du travail des anciens harkis arrivés en 1962 et affectés à ces emplois de l'onef qui aurait dû rester réservés à leurs enfants. Mais c'est une autre histoire...car très peu en bénéficie.
Voilà encore un travail de Memoire plus ou moins délaissé par les associations des harkis.

sadouni 09/08/2017 14:09

Un hommage ne meurt jamais, bon courage à vous Amar et Mourad, vos enfants parleront aussi de vous un jour.