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Juste un petit moment d'instance réalité d'un enfant de misère après la guerre d'Algérie ( Marc Benredjem )

Marc Benredjem

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Foudi 28/02/2018 15:15

Bonjour,

merci pour ce poème très émouvant !! comme je m'y retrouve !! le ressenti est palpable, (camp de Bias)

Bettayeb 26/02/2018 21:48

Bonsoir Monsieur Belkacem Gueroui, cher Serge, merci ! vos messages

me touchent beaucoup. Je publie, ce soir, un poème en hommage à mon

cher père.







Un poème avec des mots.

Soigner les blessures de l'âme

pour combattre ces monstres,

rendre hommage à mon père



qui ne pouvait plus se taire !.

Froissé, abimé par la guerre,

tyranniser et humilier,

abandonner, laisser dans l'oubli.



Tous les jours, je recommence

seule et sans relâche.

J'écris en ton nom,

je porte haut, la gloire de tes vertus



aussi, celles de tes plus belles actions.

Cet amour sincère et profond,

que tu portais à la nation !.

Père, qu'ont-ils fait de toi ?.



Tu étais ce combattant pour que la fraternité,

ne soit jamais condamné ici ou ailleurs.

Avant que tu nous quittes, vers d'autres horizons,

je t'ai dit combien j'étais fier d'être ta fille.



Tu étais pour l'égalité des sexes,

pour l'émancipation des femmes,

des droits de l'homme et du vivant !.

Un père avec une grande intelligence du coeur.







Naura Bettayeb.(ta fille)

Mac Djem 26/02/2018 12:46

Bonjour,

Vos sincères commentaires suite à la diffusion de mon poème intitulé '' A Ongles''me touchent au plus profond de mon être.
Vous êtres parmi les personnes qui ont compris mon âme poétesse et déchiffrer le sens de mes paraboles.
Vous faites parties de ces rares âmes dont la sensibilité et à fleur de peau et le moindre râle fait surgir des plus profonds de vous cette communion et cette souffrance que nous avons en commun.
C'est notre héritage et notre lourd fardeau car nous sommes les chantres de la désolation et les martyrs de la France.
Que nul d'entre nous ne l'oubli afin de faire vivre notre histoire à l'infini pour générations futures.
Je vous remercie et vous transmets mon amicale et fraternelle amitié.
Enfin pour conclure, merci à toi mon très cher cousin François pour ton soutien et que dieu te préserve et te donne la force de continuer ton combat en faveur de notre communauté.
Marc B.

bettayeb 25/02/2018 19:51

Cher Monsieur Marc Benredjem,

Mes hommages pour ce merveilleux poème qui laisse paraître une partie de la souffrance de nos vies passées dans les camps.


C'etait la vie des enfants dans les camps,
c'était la misère pour nos parents !
c'etait pas la paix qu'on avait offert aux harkis
Petite fille, j'ai été très marqué par les camps
Il faisait froid dans les baraques
posées à même le sol
Dans le froid et la sâleté.
Enfant, je tombais souvent malade
l'hiver, ma mère allait chercher de la neige
pour avoir de l'eau pour la toilette, et le petit déjeuner.
Dans le camp ont avait froid et faim
pour les Harkis et leurs enfants, c'était pas la fin.
Il y avait une grande solidarité pour les plus fragiles
une chaîne d'entraides pour dépasser ce fracas,
et avoir une capacité de résilience pour rebondir.
Seulement fallait pas se plaindre dans les camps de la honte.
Pour échapper à la tristesse des adultes,
juste un instant, pour oublier la vie misérable
j'allais me ressourcer dans la nature.
J'aimais la nature des chats et leurs mystères,
décoder le chant des oiseaux perchés.
les circonstances douloureuses de mon enfance,
sont restées à jamais dans ma mémoire.
Ces souvenirs sont devenus aujourd'hui,
des souvenirs traumatisants.

Naura Bettayeb.

Dridi 24/02/2018 12:19

Quel magnifique texte. Toute la souffrance derrière chaque syllabe remonte.

François BENREDJEM 24/02/2018 11:52

Bravo Cher Cousin,

Très fier de toi. Merci pour ce témoignage...J'espère que nos amis d'Ongles publieront ce poème.

François BENREDJEM
Président de l'Association ADAH (Association Défense et Avenir des Harkis)

1962 25/02/2018 17:55

Le village d’Ongles préfère effacer, oublier ce côté sombre de l’accueil des familles de harkis et des jeunes qu’on y envoyait. Mieux le faire lire à la commission et le G10 mis en place à Paris.
Voici un extrait d’un poème intitulé «Enfance» de Messaoud Gadi qui avait vécu au camps de Saint Maurice l’Ardoise :
On a grandi
Loin de tout
Des fils barbelés encerclaient nos vies.
Est-ce un atout?
Dans notre enfance
Dans le sud de la France.
On se prenait pour les oubliés de l’histoire
Même si on était les seuls à y croire.
.... (livre «A travers les mots» Dom Éditions)

révoltes1975 24/02/2018 11:23

Merci pour ce témoignage sur cette misère à Ongles qui fut un lieu de souffrances.
D’abord, pour les familles «accueillies» en septembre 1962 dans des tentes précaires loin du village. Comme il a fait très froid les tentes militaires ne résistèrent pas. On a alors offert un refuge aux familles dans des granges surtout pas dans des habitations. Pire, on demanda à ces rescapés de la mort, «supplétifs» Harkis de l’armée française, de construire de leurs mains comme des bagnards leurs propres baraquements qu’ils quittèrent 2 ans après.
Ensuite, ces constructions précaires serviront de «centre de formation» mais c’était plutôt un lieu d’enfermement et de «correction» où subir les jeunes qu’on y envoyait toutes sortes de brimades, de punitions, d’abus physiques et à qui on administrait des médicaments selon divers témoignages.
Terrible vécu pour tous ceux qui passèrent par Ongles. L’histoire des Harkis et leurs familles ainsi que celle de toutes ces générations de jeunes qu’on sortait du cursus scolaire est une honte qui entache à jamais ce «beau» village provençal.
Grave, très grave, trop grave.
Rapatriés français musulmans harkis souvenez-vous et n’hésitez pas à venir vous recueillir dans ce lieu de mémoire du drame de ceux qui y vécurent. Ne vous laissez pas tromper par la propagande du petit musée de Ongles qui cache ces réelles souffrances.