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Venue du préfet dévolue aux Harkis à Carros: une loi en marche

Le préfet devrait rendre sa copie fin mai. Photo V- A

Dominique Ceaux, préfet chargé de mission pour faire avancer la situation des Harkis, a rencontré les familles pour intégrer leurs doléances à une proposition de loi qui intègre la reconnaissance de l'abandon des Harkis par la France en 1962 et la réparation du préjudice qu'ils ont subi.

Un lieu symbolique, pour une visite qui ne l’était pas moins. Dominique Ceaux, le préfet spécialement délégué par le président de la République pour rouvrir la question des Harkis, a rencontré familles et association.Au carré que les Harkis avaient obtenu au cimetière des Plans.Devant la tombe de Taleb Chettouh, le premier enterré, en 1994.

Proposition de loi rendue fin Mai

Le préfet l’a assuré: comme le temps presse pour les survivants...

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Venue du préfet dévolue aux Harkis à Carros: une loi en marche

 

Valérie Allasia

17/03/2018

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lisem 25/03/2018 17:03

Au vue des nombreuses visites du préfet Ceaux, la question qu’il faut se poser est la suivante : Ce tour des départements vise-t-il uniquement les lieux à connotation « camps » encore existants dont une grande partie sont devenus des lieux de commémoration ? Les rencontres sont-elles suggérées par le groupe de travail ? Sur quelle feuille de route sont programmés ces échanges ?
Car ce que l’on constate, c’est qu’en termes de territoire, le préfet semble se focaliser uniquement sur les Départements de la région Sud (représentative d’une grande partie du groupe de travail).
La distinction est très inquiétante lorsqu’on décide de focaliser les actions futures sur je cite « ces mesures ne concerneront que les harkis. Pas les rapatriés qui n’ont pas été livrés au FLN et n’ont pas connu les camps. » Qui ne serait pas choqué par ces termes ? Comment ose-t-on décortiquer avec aussi peu de justice et de culture de cette histoire commune de la situation de guerre durant les événement en 1962 et l’arrivée massive d’une population de plus de 500 000 personnes (estimation) et imposer une distinction de ceux « livrés au FLN » (en ce qui me concerne il s’agit des 130 000 personnes refoulées par la France et massacrées en Algérie) et nous parler une fois de plus de camps en oubliant qu’une grande partie ont été détruits les dernières décennies ?
Mme Darrieussecq avait parlé de la nécessité d’établir un bilan socio-économique et démographique de la population dans sa globalité. A ce jour en ce qui notre département, aucun formulaire ni convocation n’ont été envoyés. Par contre des préfets ont mis en place un « Comité Régional de concertation en faveur des harkis, anciens membres des formations supplétifs et de leurs proches » qui viennent de rendre leur rapport statistique à l’ONACVG. Des rapports sur le nombre de harkis par départements, le taux de chômage, les emplois réservés etc.… . Ces chiffres nous concernant sont loin de la réalité et ressemble beaucoup aux chiffres déjà produis en 2005.
Depuis toujours, les administrations ont agis sur des estimations et sans aucune communication, non pas aux associations locales qui posent un vrai problème de transparence et peu enclin à communiquer, mais aux familles directement. L’absence d’information d’une population éparpillée a créé une véritable politique d’isolement créant des conditions de « camps virtuels ».
La deuxième génération dont beaucoup attendent plus un projet de loi dans le sens d’un prévisionnel en terme de retraite notamment (discrimination durant plus de 35 ans à l’embauche), la situation est très grave. Les emplois réservés n’ont jamais fonctionnés et les plaintes sur le devoir de réserve des administrations concernées sont restées sans suite.
Et quant au rachat de trimestre (impératif pour beaucoup) il existe déjà sur la base de deux « camps » ! Voilà un acte de discrimination flagrante. Nous n’avons que faire « des mesurettes » qui ne sont jamais appliquées sur le terrain, nous n’acceptons pas cette distinction qui insulte notre histoire, et bafoue la douleur des familles et de cette génération militante tout département confondu qui a consacré sa vie dans le respect du droit et des valeurs républicaines pour rester digne et croire en la justice de ce qui est une réalité : notre pays, la France.
La proposition législative que le Préfet doit soumettre, doit entrer en conformité avec la réalité de la situation de notre communauté dans son ensemble : une loi de droit à réparation qui répond Constitutionnellement à la déclaration de l’ancien président de la république : Monsieur François Hollande le 25 septembre 2006.

harki62 22/03/2018 20:11

Bonjour

J'entends et lis ici et là , le Préfet Ceaux ici puis ensuite là , présenté comme le zorro des harkis ...
Je n'espère qu'une chose , c'est que le visage angélique que je vois sur chaque cliché du Préfet Ceaux soit son vrai visage et que derrière celui ci ne cache pas un shaytan qui au bout du compte va nous plomber et disparaître ensuite dans la nature .
Tant qu'un rapport en notre faveur n'a pas été rendu au Président et tant que ce dernier ne se sera pas engagé concrètement et qu'il n'aura pas fait voter une loi afin que notre réparation matérielle soit budgétée sur l'année suivante , je resterai sur mes gardes et j'invite toute ma communauté à adopter la même attitude ( désolé d'être si bassement matérialiste , mais c'est la vie et les trahisons successives qui m'ont fait ainsi )

1962 22/03/2018 13:35

À Carros M. Ceaux, comme à Mas Thibert, réitère l’exclusivité de son rapport aux seuls supplétifs harkis et aux camps. Il confirme ainsi que les nombreuses autres familles de français musulmans rapatriés à partir de 1962 n’auront droit à rien même si elles ont vécu elles aussi les affres de l’exil et ont échappé aux représailles.
Donc, tout est à refaire. La communauté des Rapatriés restera solidaire et n’acceptera pas une exclusion et une division selon une hiérarchisation des malheurs. Une maladresse.