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À la découverte des harkis ce jeudi soir à châlons en Champagne (51)

 Une conférence sur les harkis est proposée pour la première fois ce soir.

Veuves de harkis, Kadidja, Roumana et Semcha ont été contrainte de quitter leur Algérie natale il y a cinquantaine d’années.

L’essentiel

La conférence se tient ce jeudi 21 mars, à partir de 18 h 30 à la salle Beltrame au Mess des entrepreneurs.

Ouverte à tous, elle proposera aussi une exposition à deux volets. D’un côté, les harkis, de l’autre, l’histoire d’Algérie.

Abderahmen Moumen, docteur en histoire, chargé de mission national guerre d’Algérie et auteur de nombreux ouvrages historiques, interviendra pour poser le cadre historique de la question.

Entrée libre, les places seront limitées.

Cela remonte à une cinquantaine d’années. Mais à les entendre raconter leur périple, qui les a conduits de l’Algérie à notre petit bout de France, c’était hier. Roumana, Semcha et Kadidja sont toutes les trois des veuves d’harkis.

Ramenées de force en métropole avec leurs époux militaires, elles se remémorent douloureusement cet arrachement à leurs terres et leur famille. « Nous aussi, les femmes, nous avons souffert. Nous avions 13-14 ans, loin de notre pays», raconte, émue, Semcha.

Un besoin de reconnaissance

Ces bribes d’histoire, la leur, ces « trois drôles de dames » comme elles aiment s’appeler, amies de longue date, elles sont prêtes à la raconter. L’exercice est pourtant loin d’être facile. « C’est encore douloureux. Dès qu’on raconte trop toute cette période, ça nous rend malade », glisse de son côté Roumana. La violence avec laquelle elles ont été arrachées à leurs proches, les conditions de voyage difficiles pour regagner le port de Marseille, la nourriture limitée, la vie dans les casernes militaires, les rats qui s’invitent dans le logement, le regard des autres… « On a été considérés comme des traites alors qu’on avait fait de mal à personne », glisse Kadidja.

«Aujourd’hui ce qu’elles veulent, c’est la médaille de la reconnaissance pour ne pas être oubliées », confie de son côté Fatima Djemaï, adjointe au maire et fille de harki à l’origine de la conférence de ce jeudi avec l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerres (ONACVG). Une reconnaissance qui passe d’abord par la prise de parole. Anciens combattants, épouses et enfants de harkis seront ainsi entendus dans le second temps de la rencontre.

20/03/2019

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