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À l’œuvre pour la mémoire des Harkis à Châlons-en-Champagne (51)

À la veille du 11-Novembre, l’initiative est plus que jamais d’actualité. Pourtant, c’est un pur hasard du calendrier pour Alexandre Zentner, dont la démarche remonte à bien plus loin. L’ancien président de l’Union Nationale des Combattants, toujours président d’honneur, a pour projet de déménager une stèle commémorative : celle des Harkis, actuellement située au Mont Saint-Michel et qui souffre selon lui d’un décor peu reluisant.

« Ce n’est pas très valorisant pour les familles de rendre hommage dans ces conditions », relate posément l’homme à la moustache et à la barbiche entretenues. Planté dans un enclos grillagé, le monument voit son côté solennel lourdement entaché par son cadre.

Du mont Saint-Michel à la cathédrale

Un constat qu’il est loin d’être le seul à partager, les responsables des associations de Harkis plaidant la même cause « depuis 2014 », pour ce qui concerne Khira Taam , présidente de Sikhra. À cette époque, la Ville avait alors apposé une plaque au quartier de La Bidée, en hommage aux premiers Algériens venus s’installer ici. « Un quiproquo », qui fait désormais partie de l’histoire ancienne puisque la municipalité a désormais prêté oreille à la proposition commune à Khira Taam et Alexandre Zentner.

Et cette proposition, la voici : déplacer la plaque commémorative du pied des tours HLM, au pied de la cathédrale Saint-Étienne. Aux côtés du monument aux morts châlonnais, plus particulièrement celui en mémoire des soldats d’Afrique du Nord (AFN). Ce dernier est d’ailleurs né de l’initiative d’Alexandre Zentner, en 2007.

Cette idée de mutualiser les lieux de recueillement relève, pour l’ancien soldat envoyé en Algérie, « du bon sens ». Celui d’honorer des soldats tombés pour le même drapeau, « tous libérateurs de la France et acteurs de tous les conflits au service de la République », comme il l’écrit dans une des nombreuses lettres qu’il a adressée à Benoist Apparu. La municipalité lui avait rétorqué qu’il lui fallait demander l’aval des responsables d’associations d’anciens combattants.

Nous prendrons une décision qui mettra tout le monde d’accord

C’est donc le 14 novembre que ces « chefs gaulois », s’amuse Alexandre Zentner, s’assiéront à la même table. En compagnie du maire et de Jean-Marie Foggea, son conseiller chargé des fêtes et cérémonies patriotiques. « Nous prendrons une décision qui mettra tout le monde d’accord », se contente de sourire ce dernier.

La décision semble donc prendre la direction d’un compromis satisfaisant pour la mémoire des Harkis. S’il n’est assurément pas question d’ériger une nouvelle stèle, c’est sous la forme d’une plaque commémorative que l’hommage pourrait prendre. « Sur le monument AF, une place nous attend », s’avance Khira Taam. Restera à décider où devra se tenir la journée de recueillement en souvenir des combattants algériens, le 5 décembre.

10/11/2019

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mémoire des camps 18/11/2019 22:08

Bonjour,
MERCI pour cette initiative locale.
Mais les lieux de mémoire des familles de harkis sont :
Les cimetières " enfants et personnes âgées".

Les 146 tombes camp Joffre à Rivesaltes, les 11 tombes camp de Bourg-Llastic, les 6 tombes du camp de la Rye, les 70 tombes du camp de st Maurice-L'ardoise.

Nécropoles de la mémoire harkie en métropole,sans oublier les 5 camps de Transit et de Reclassement.
Bias, Centre Accueil Rapatries Algérie, les 70 hameaux de forestage, les .lieux de relégation en métropole.

Les Échecs scolaires, la précarité, l'alcoolisme, la drogue, le chômage, l'abandon.
Voilà nos lieux de mémoire.