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Une stèle en hommage aux victimes de la guerre d'Algérie a été inaugurée au cimetière du Val d'Ambla

    "Ce lieu leur appartient"cimetière du Val d'Ambla Vitrolles

La Marseillaise a été chantée à tue-tête par l'assistance où avaient notamment pris part deux jeunes élus du Conseil municipal des enfants. De nombreuses gerbes ont ensuite été déposées.

    La Marseillaise a été chantée à tue-tête par l'assistance où avaient notamment pris part deux jeunes élus du Conseil municipal des enfants. De nombreuses gerbes ont ensuite été déposées.

Au moins, cette fois-ci, le débat n'avait pas lieu d'être. Si l'attachement à la France était mesuré seulement à la reprise en choeur de La Marseillaise, alors, pas de doute, les Vitrollais présents hier au cimetière du Val d'Ambla ont prouvé qu'ils étaient bien plus fiers de leur patrie que certains footballeurs, incapables de chanter l'hymne national mais tout aussi incapables de marquer des buts.

En revanche, hier matin, il s'agissait d'une belle victoire pour tous ceux qui militent depuis un bon moment pour que les victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie aient enfin un lieu qui leur soit dédié. C'est donc désormais chose faite avec l'inauguration d'une stèle au cimetière, située juste derrière le monument dédié aux morts pour la France.

Une inauguration hautement solennelle qui s'est bien évidemment déroulée en présence de nombreux élus (dont Vincent La Scala, délégué aux associations patriotiques et anciens combattants), de l'ancien député Éric Diard, mais aussi des différents représentants des associations patriotiques et des anciens combattants, sans oublier l'association des Pieds noirs de Provence et des Harkis.

Près de 200 personnes avaient donc tenu à être présentes pour cette inauguration qui marque une sorte de reconnaissance pour ces hommes et femmes "tombés pour la France" durant la guerre d'Algérie, restée un traumatisme pour un nombre incalculable de Pieds-noirs déracinés et ayant atterri à Marseille et ses environs, dont Vitrolles évidemment.

"C'est un jour très important pour nous, cinquante ans après ce déchirement et notre exil en France, a rappelé Angèle Caparros, présidente de l'association des Pieds noirs de Provence. Aujourd'hui, devant cette plaque, nous commémorons nos morts et cet épisode très douloureux. Ce lieu leur appartient. Que leurs faits et leurs engagements soient reconnus, qu'ils soient présents dans nous coeurs. Ce devoir de mémoire, nous leur devons." Des propos bien évidemment salués par une foule convaincue du bien fondé indéniable de cette stèle, et ce plus de cinquante ans après les faits tragiques. "Notre communauté se meurt et la France ne reconnaît pas encore tout le travail que nous avons accompli. Il faut être fier de l'oeuvre de la France en Algérie et nous n'avons de repentance à faire à qui que ce soit", a tonné Ali Boualem, représentant de la communauté harkie.

Cette guerre, qui a fait des dizaines de milliers de victimes, a également donné lieu à un vaste débat qui perdure encore aujourd'hui et qui a pu diviser au sein même de la communauté pied-noir. "La guerre d'Algérie a été un traumatisme durable pour la France et les Français, pour l'Algérie et les Algériens. À Vitrolles, nous croyons en la volonté de tous pour l'apaisement et la réconciliation. Nous comptons beaucoup d'habitants qui ont un lien à l'Algérie. Ce lien est fort. Et nous souhaitons qu'il ne nous divise plus", a martelé Jean-Claude Mondoloni, représentant le maire, retenu en Préfecture pour une réunion de crise au sujet de la situation critique de Kem One, où 700 emplois sont menacés.

"Cette plaque vient rappeler que des dizaines de milliers de personnes sont mortes durant ce conflit. Une guerre d'indépendance pour les uns, rébellion et maintien de l'ordre pour les autres, guerre fratricide, entre musulmans et Français", a renchéri Saïd Merabti, président départemental de l'association pour la justice, l'information et la réparation pour les harkis.

Les différentes associations patriotiques et d'anciens combattants ont ensuite déposé les gerbes au pied du monument aux morts. Juste devant, deux jeunes du Conseil municipal des enfants assistaient, visiblement émus, à la cérémonie.

Ils ont ainsi mieux saisi ce que signifiait l'expression "devoir de mémoire"...

Article Source: Michaël Levy La Provence.com

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l'Association Départementale Harkis Dordogne Veuves et Orphelins , et le site http://www.harkisdordogne.com/ Périgueux

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