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Arif rend hommage aux harkis et s'élève contre l'instrumentalisation de leur histoire.

PARIS, 25 sept 2013 - Le ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif, a rendu hommage mercredi aux harkis, tout en condamnant l'instrumentalisation de la douleur de cette communauté.

Arif rend hommage aux harkis et s'élève contre l'instrumentalisation de leur histoire.

  "Vérité et responsabilité sont liées", a déclaré le ministre dans un discours prononcé dans la cour des Invalides à Paris à l'occasion de la journée d'hommage aux harkis, ces combattants restés fidèles à la France lors de la guerre d'indépendance de l'Algérie. "La vérité c'est reconnaître les choses, dire" la "tragédie, les difficultés que vous avez traversées".  

 

"La vérité c'est aussi" de dire "que personne, non personne, n'a le droit d'utiliser la douleur" d'une "communauté, d'un être pour les intérêts qui relèvent, à mes yeux, de l'exploitation plus que de l'aide", a déclaré M. Arif. Il visait ainsi implicitement le Front national, qui s'invite chaque année à la cérémonie d'hommage organisée dans le plus important des camps de harkis, à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales).

 

"Ne vous laissez pas prendre à ce jeu, votre valeur est beaucoup trop grande. Vous avez toute votre place ici", a dit M. Arif.

 

Le ministre délégué, lui-même fils de harkis, s'est dit "sensible" à "ces expressions, à ces colères parfois". "La meilleure manière pour les uns et pour les autres de pouvoir trouver une solution est d'avancer sur un chemin commun et de se mettre autour d'une table ; j'y suis prêt", a-t-il déclaré.

 

"Taire votre histoire serait une nouvelle souffrance", "vous condamner une deuxième fois à l'exil", "vous enfermer une nouvelle fois dans l'oubli. Or d'oubli il n'y en aura plus", a-t-il affirmé.

 

"Nous travaillons actuellement pour marquer le paysage français de cette empreinte", a déclaré M. Arif, qui a inauguré l'exposition sur les harkis qui se tient aux Invalides. Il a annoncé à cette occasion la mise en ligne d'un site internet intitulé "chemins de mémoire".

 

"J'ai demandé que soit engagé un véritable travail de recherche sur les harkis", a dit le ministre tout en plaidant pour un enseignement de cette période de l'histoire.

 

"La France va exprimer sa solidarité à travers la mise en place de dispositifs sociaux", a-t-il ajouté : "il y a quelques jours un décret a été publié" avec des "mesures de soutien à la formation professionnelle" des enfants de harkis et un soutien financier aux associations qui favorisent l'insertion des descendants de harkis.

 

Au lendemain des accords d'Evian du 18 mars 1962 consacrant le retrait français d'Algérie, 55.000 à 75.000 harkis, supplétifs de l'armée française en Algérie, ont, selon les historiens, été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles. Quelque 60.000 d'entre eux ont été admis en France, logés dans des camps de fortune du sud du pays.

 

L'an dernier, à l'occasion de cette journée d'hommage créée en 2001, le président François Hollande avait reconnu la "faute" de la France dans "l'abandon" des harkis, laissant sur leur faim la plupart des associations qui veulent une reconnaissance inscrite dans un texte de loi.

Source : AFP 

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  l'Association Départementale Harkis Dordogne Veuves et Orphelins , et le site http://www.harkisdordogne.com/ Périgueux  

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