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Il n’y a pas de nation sans mémoire collective façonnée par les grands moments de son histoire.

    Le 5 - Décembre
 
Il n’y a pas de nation sans mémoire collective façonnée par les   grands moments de son histoire.
 
Le passé militaire et les fins de conflits y tiennent une place particulière, encore faut-il savoir en situer le moment.
 
Ce qui a été possible pour les conflits mondiaux auxquels notre nation a été confrontée ne l’est pas pour le drame de la guerre d’Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc.
 
On sait que la tuerie de la Première Guerre mondiale s’est achevée le 11 novembre 1918 avec la signature d’un armistice désormais inscrit dans le calendrier des célébrations de la nation.
 
On sait que la tuerie de la Seconde Guerre mondiale s’est achevée en Europe avec la reddition des forces allemandes, intervenue à REIMS, le 8 mai 1945 que la nation commémore avec ferveur année après année.
 
Rien de tel avec le conflit algérien auquel près de deux millions de femmes et d’hommes, dont une majorité de jeunes appelés, ont participé.
 
Guerre civile opposant les deux communautés françaises de la terre algérienne, la communauté pied-noir est la communauté musulmane.
 
On en connaît les origines, le point de départ le premier novembre 1954, les péripéties, le tragique bilan de morts, mais on n’en sait toujours pas à quel moment elle s’est réellement achevée.
 
L’espoir d’un point final était né avec le cessez-le-feu décidé le 18 mars 1962 à Evian.
 
    À peine mis en œuvre le  19 mars, deux mouvements violents de dépit et de colère se déchainent pour le trahir et prolonger l’effusion de sang : rage du désespoir de l’OAS ; rage de la haine du FLN.
 
Plus de 500 de nos camarades devaient encore alourdir la liste des morts, des milliers de civils pieds-noirs subissaient le même sort et enfin et c’est le pire des dizaines de milliers de harkis avec leurs familles était massacrée proie du déchainement de l’esprit de vengeance que le FLN malgré les engagements pris se gardait bien d’endiguer.
 
Le 19 mars ne pouvait devenir à l’image du 11-Novembre et du 8-Mai un jour de célébration.
 
La nation pouvait-elle laisser tomber dans l’oubli la mémoire de nos 25000 camarades disparus au cours de huit longues années d’opérations et de toutes les victimes de la vindicte aveugle du FLN ?
 
 
Cette date du 5-Décembre, nous l’avons accepté comme un jour de mémoire ; comme le rappel d’une tache indélébile ; l’abandon de nos compagnons d’armes, les harkis.
                                                                                                        J.C. Oyarbide
   
Président de l’Union Nationale des Combattants de la Dordogne ( UNCD ) Thenon (24)
 
 *******   

 l'Association Départementale Harkis Dordogne Veuves et Orphelins , et le site http://www.harkisdordogne.com/ Périgueux

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BOCQUEL Georges 08/12/2013 10:01


Trés bon article,mais une interrogation sur qui ne me semble pas exact :"guerre civile entre les communauté pieds-noirs et musulmane". les premiéres exactions ont eu lieu contre des enseignants
métropolitains des casernes militaires et principalement contre des centres économiques . Le terrorisme a touché les biens de pieds-noirs et de musulmans,mais les combats ont eu lieu entre
l'armée et le FLN .IL n'ya qu'en dernier que l'OAS ,créé par des militaires,a vu des pieds-noirs s'engager dans ce combat .