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Jeannette Driss réfléchit à une contre-attaque (4).

Jeannette Driss n'est pas du genre à baisser les bras. Et elle a peu goûté la décision du tribunal de grande instance de Paris qui l'a déboutée de sa plainte contre l'ancien maire et actuel député Jean-Claude Perez aux chefs de «diffamation et provocation à la haine raciale» après qu'il a dit qu'elle est une «ennemie de l'intérieur».

Jeannette Driss

Hier, Jeannette Driss, désormais adjoint au maire, «sans étiquette», Gérard Larrat, déléguée aux ressources humaines, ne se prive pas de répondre. Elle argumente :

«Mon avocat et moi, nous réfléchissons à un éventuel appel quant à ce non-lieu. La jurisprudence sur le cumul «diffamation/provocation» est constante auprès de la cour de cassation et je crois en la justice de mon pays. J'ajoute que si la justice ne fait pas son travail, les électeurs ont fait le leur et m'ont rendu justice», affirme-t-elle, car elle a été élue sur la liste sans-étiquette, de droite, de Gérard Larrat.

«L'ennemie de l'intérieur», qui a vu dans ce propos tenu par Jean-Claude Pérez une atteinte à son statut de fille de Harki ne compte pas en rester là. Elle veut aller plus loin et elle invite le parlementaire à s'expliquer. Parlait-il du PS (dont elle est un transfuge, désormais affiliée à Nouvelle Donne), ou bien de ses origines ? Seul Jean-Claude Perez peut le dire. Et il ne dit mot.

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