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Harkis, dans les journaux de, La Dordogne Libre et Sud ouest du 26-09-2012

Ceremonie-harkis-n--2--25-09-2012.jpg

Harkis de Dordogne, avec une délégation de Charente devant la préfecture de la Dordogne 

photo: Harkidordogne.com

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Presse Harkis-Dordogne Libre 26-09-2012 001 

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    Vignette pour la version du 13 août 2011 à 21:24

Presse Harkis Sud-Ouest 26-09-2012

  Hier matin, la cérémonie en hommage aux harkis s'est déroulée au monument aux morts des allées Tourny, à Périgueux. Différentes associations étaient rassemblées autour du préfet et du maire de Périgueux. photo J.-C. S. / «SO »

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Vignette pour la version du 13 août 2011 à 21:24

Article Sud ouest Marie Seurin 26/09/2012

L'histoire de cette nouvelle association de harkis, c'est aussi une histoire personnelle pour Fatiha Foudi. Celle que ses parents voulaient oublier mais que la petite fille âgée de quatre ans en 1962 souhaite aujourd'hui comprendre. 

« Depuis que je suis arrivée à Périgueux, je rencontre beaucoup de harkis, mais nous sommes éclatés aux quatre coins du département, constate Fatiha Foudi. Le but est de fédérer tout le monde autour d'Hamid Khemache, qui gérait déjà une association composée d'une trentaine de familles de harkis sur Bergerac. » Il préside donc aujourd'hui l'Association Départementale Harkis Dordogne Veuves et Orphelins, née en février 2012.

Hier, tous les membres étaient réunis à Périgueux pour la journée d'hommage aux harkis, soutenus par la délégation charentaise venue spécialement les rencontrer. L'association grandit et a pour vocation de réunir tous les harkis du département, de créer des permanences d'écoute et des groupes de paroles.

De l'Algérie à Périgueux

Parler, c'est ce qui a aidé la jeune femme. Fatiha Foudi n'est qu'une enfant lorsqu'elle quitte l'Algérie pour la France, elle ne se souvient de rien ou presque : « Je n'ai jamais oublié les cris de ma mère lorsqu'on lui a annoncé le décès d'un frère. Lors du départ, nous avons été séparés et elle n'a jamais retrouvé ce fils-là. »

Elle n'ose pas poser de questions sur les événements, puis à partir de l'adolescence, commence à vouloir comprendre. Mais le mutisme de son père et la souffrance de sa mère ne l'aident pas à reconstituer le puzzle de sa vie.

À force de recherches, elle découvre qu'après un passage dans le Centre de la France, sa famille a passé deux années sous les toiles de tentes du camp de Rivesaltes. Les souvenirs reviennent : « Les tablettes de chocolat, le froid et le désespoir de ma mère. »

Lorsque son père trouve un emploi administratif dans les Alpes, Fatiha Foudi goûte à une vie normale, ils quittent le camp. « Hélas, quand mon père a eu son accident de la route, il a perdu son travail et n'a reçu aucune allocation », se désole la secrétaire de l'association. Retour à la case camp, mais celui de Bias cette fois. À la mort de son père, la famille reste soudée, s'installe à Angoulême puis Périgueux. « Les associations doivent servir à faire connaître toutes ces douloureuses histoires », conclut Fatiha Foudi.  

Hamid Khemache s'attellera à la tâche :« Le président François Hollande a bien parlé, reste maintenant à agir, nous attendons la reconnaissance de notre abandon par la France. »

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  l'Association Départementale Harkis Dordogne Veuves et Orphelins , et le site http://www.harkisdordogne.com/ Périgueux

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