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Mirande,on les appelait les harkis.

  Très belle initiative !

       
De gauche à droite : Kheira Madène, fille de harki;Aïssa Dahache, harki, et Fatma Adda, fille et nièce de harki. Ils ont rencontré les élèves comme d'autres témoins de cette époque l'ont fait à Vic ou Seissan./Photo DDM.

 

Afin d’encourager la créativité des élèves et leur permettre d’exprimer leurs idées, la Région Midi-Pyrénées a créé les «projets d’avenir». Cette initiative remporte chaque année un franc succès grâce à la mobilisation des élèves et des enseignants. Cette année, le lycée agricole de Mirande travaille sur un projet intitulé : «On les appelait les harkis» que le Conseil régional a financé à hauteur de 5 000 €.

 

De 1962 à 1975, à Mirande, des hommes, des femmes, des enfants venant d’Algérie ont vécu dans un camp situé sur ce qui est maintenant le boulevard des Pyrénées au niveau du quartier du Caneron. 36 familles y ont séjourné, d’abord sous des tentes de l’armée puis dans des petites maisons. Les hommes travaillaient au camp de forestage à la forêt de Berdoues, les femmes restaient confinées au camp. Ne connaissant pas la langue, elles sont restées en retrait.

 

Les objectifs de ce projet étaient de recueillir des témoignages de personnes ayant vécu dans le camp de Mirande et dans le Gers afin de réaliser un documentaire, une exposition photographique et une installation plastique dans le cadre d’un travail pédagogique de conservation d’une mémoire.

 

Deux classes de terminales Bacpro «Conduite et Gestion d’une Exploitation Hippique», soit une cinquantaine d’élèves, ont recueilli des témoignages de femmes, d’hommes, d’enfants de harkis aidés dans ce travail par Fatma Adda, fille et nièce de harki, qui a servi de médiatrice auprès des familles. Le «Souvenir Français» a participé au financement de certains déplacements (Auch, Vic-Fezensac...)

 

Les élèves ont découvert une page de l’Histoire de l’Algérie à travers ces histoires de vie qui racontent l’exil, le déracinement, la stigmatisation, l’exclusion...

 

Philippe Courtois réalisateur, Sarah Malan, artiste plasticienne, Christine Fort, photographe ont aidé les élèves dans la constitution, et les illustrations du projet (films, dessins, photos..).

 

En février, sont prévues la projection du film et une visite commentée de l’exposition en présence des personnes rencontrées, des élus, des élèves.

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