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"Chacun est responsable de son acte, pas une communauté !" Carcassonne (11)

Sabbah Atrous est la présidente du SACHE.

Précision 

Dans notre édition du vendredi 17 janvier, nous relations l’audience de jugement en comparution immédiate d’un quadragénaire, qui avait à répondre de faits de violence sur sa compagne avec un marteau. Un renvoi avait été sollicité, et il s'était agi pour le tribunal de statuer sur le sort du prévenu, dans l'attente qu'il soit jugé le 6 février. C'est dans ce contexte que le tribunal a évoqué la personnalité du prévenu, en stipulant, entre autres, qu'il était « fils de harki ». Et ce'est aussi dans ce contexte précis, comme pour tous nos comptes rendus d'audience, que le terme a été repris dans nos colonnes.

Pour l'association départementale de défense des harkis, le SACHE ( Supplétifs, Anciens Combattants, Harkis et leurs Enfants) :« Il n'était pas nécessaire de citer sa communauté, qui n'est en rien responsable ou complice de ces propres agissements, comme tout citoyens.» Et de poursuivre dans sa réaction : «L’amalgame qui consiste à associer une communauté quelle qu'elle soit et de  les accuser dans une affaire pénale... C'est une habitude qui se généralise : on associe régulièrement les accusés à une communauté. Un tribunal est indépendant, on doit juger les accusés au titre des citoyens. Chaque individu est responsable de son acte, et sûrement pas la communauté auquel il dépend. Nous faisons appel aus administrations territoriales, nationales, afin d'éviter tout amalgame en cessant de citer la communauté à laquelle les accusés appartiennent. Ils doivent être jugés en tant qu'individu, citoyen.»

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Guy Regazzacci 26/01/2020 16:05

Bonjour à tous,

Ce que dit Sabbah est fort juste.

En effet, chaque individu est responsable de ses actes, sauf, si il les commet -ses actes- au nom d'une cause ou d'une communauté. Ce qui n'est absolumenr pas le cas présent.

Il faut dire que cela ne date pas d'hier, la stigmatisation de "certains"
Souvenons nous... Ancien de l'OAS, Pieds Noirs ou ancien militaire, ancien Policier, Policier, gendarme, ancien Harki, fils de Harki.
Si vous commettez un crime ou un délit et que vous êtes "ancien ouvrier" ou "ancien employé" chez Renault... pas de problème, votre profession ne sera jamais mise en avant.

Il ne faut pas oublier que les journalistes sont friands de ce type d'approche.
Preuve en est; cette prise de position de Sabbah qui a raison mais, pendant ce temps là, le sujet a fait la une et alimente le débat.
Si ce n'était pas le cas, je ne serai pas là -moi même- à écrire sur ce sujet

Par contre, d'en parler lors d'un procès au tribunal est "classique" puisque il est fait état des antécédants de l'auteur du crime ou du délit pour déterminer son profil.
D'ailleurs, les avocats se servent souvent du passé de "leurs" clients pour expliquer un geste donné.

Les experts psy qui établissent le profil des accusés parlent également du passé de leurs "patients"... père, mère, et de tout ce qui pourrait expliquer un passage à l'acte qui entraine une mise en accusation et un procès.
Cela ne veut certainement pas dire que le passé explique tout, loin de là. Mais, cela peut être un des aspects de sa condition présente

De là à se servir des origines d'un individu est une question d'ethique morale qui ne semble pas embarrasser certains journalistes, hélas.

Harkamicalement.

Amar Bouchelaghem 26/01/2020 15:57

Je suis petit fls de harki en algérie cvp .

Sylvie Fabius 01/02/2020 14:37

JE SUIS FILLE DE PARENTS HARKIS ILS SONT DÉCÉDÉS MALHEUREUSEMENT MON PÈRE AVAIS 62 ANS ET MA MERE 78 ANS ILS SONT MORTS JEUNES