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Les harkis mobilisés pour défendre leur mémoire (83)

Descendants de harkis et sympathisants étaient réunis pour évoquer les actions menées à long terme pour que la mémoire des anciens ne s'efface pas. R. B.

Réunis ce week-end, les membres de l'Union des harkis du Var ont renouvelé leur souhait de voir les anciens échapper à l'oubli et continuent à accompagner leurs descendants dans les démarches de la vie quotidienne.

 

La Maison de la gendarmerie située dans le quartier de Saint-Aygulf a accueilli l'assemblée générale de cette association très implantée dans l'Est-Var et présidée par Malika Meddah. Devant une soixantaine de personnes, en présence de plusieurs élus et des représentants des associations patriotiques partenaires, la réunion a débuté par un hommage appuyé rendu aux militaires blessés ou décédés lors d'opérations extérieures ou au cours d'entraînements.

 

Elle a ensuite été l'occasion pour la présidente et les membres du bureau (1) de faire un bilan détaillé des différentes actions menées au cours de l'année.

Pour les nouvelles générations

 

Dans son rapport moral, la présidente a souligné que les responsables de l'Union ont eu à cœur de travailler pour la mémoire des anciens, mais également pour les nouvelles générations. Elle a rappelé que les participations aux commémorations patriotiques, dont celles organisées chaque année le 25 septembre à l'occasion de la journée nationale d'hommage aux Harkis, constituaient une part importante des actions de l'association.

 

La présidente a également expliqué que les membres du bureau pouvaient contribuer à la constitution de dossiers de reconnaissance des services accomplis, en vue de l'obtention de décorations pour certains membres émérites de l'association. Par ailleurs, elle est revenue sur la possibilité d'obtenir auprès de l'association des conseils, lors de demandes de bourse d'étude ou d'aides financières ponctuelles, ainsi que dans le cadre des candidatures aux emplois réservés de la fonction publique pour les descendants de Harkis issus de la deuxième génération.

 

«Le maintien d'un lien social tient toujours une place importante dans la vie de l'association, insiste la présidente. Il se concrétise par des visites régulières auprès des personnes les plus fragiles. »

 

Des actions qui, selon elle, ont été rendues possibles grâce au soutien de nombreuses associations partenaires, comme le Cercle algérianiste et la section lorguaise de l'Union nationale des combattants.

Projet de stèle à Saint-Tropez

 

Évoquant les actions à venir, Malika Meddah a dévoilé les grandes lignes du projet de création d'une stèle à la mémoire des Harkis sur la commune de Saint-Tropez, à l'instar de celles inaugurées à Puget-sur-Argens et Roquebrune.

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* En ce qui concerne la stèle de Saint-Tropez, elle est différente de celle de Roquebrune-sur-Argens et celle de Puget-sur-Argens, car à Saint-Tropez il y a déjà une stèle des rapatriés, on rajouterait juste, une plaque sur une petite pierre et pour l'instant c'est juste une idée.
                                                                                        Malika Meddah

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Elle a annoncé que des moments plus conviviaux seront également proposés aux adhérents : une sortie au musée des harkis d’Ongles, dans les Alpes-de-Haute-Provence, sera programmée ainsi qu'un repas champêtre. Des actions qui attestent qu'entre travail de mémoire et défense des droits des descendants de harkis, les membres de l'union poursuivent leur œuvre dans un esprit de solidarité.

15/05/2018

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firech 23/05/2018 01:30

Une assemblée générale sans la présence des familles de Harkis c'est dommage.
On nous dit que la présidente de cette association Mme Malika Meddah "est revenue sur la possibilité d'obtenir auprès de l'association des conseils, lors de demandes de bourse d'étude ou d'aides financières ponctuelles, ainsi que dans le cadre des candidatures aux emplois réservés de la fonction publique pour les descendants de Harkis issus de la deuxième génération."
Qui pourrait lui expliquer qu'il y a longtemps que la 2ème ne fait plus d'études et que ces bourses sont obsolètes. Même par le passé elles n'ont guère servi. Il suffit de faire le bilan des élèves ou étudiants de la communauté qui en ont bénéficié quand ils faisaient des études. Ce dispositif de bourse sans utilité pour la 2ème génération aujourd'hui existe toujours mais il est refusé à la 3ème génération. On marche sur la tête.
De même, pour les soi disant emplois réservés qui ne sont que de la poudre aux yeux. Ce sont souvent d'autres catégories qui en bénéficient non les descendants des rapatriés musulmans. Il suffit là aussi de faire le bilan ou de demander autour de soi qui aurait obtenu ce genre d'emploi. Pratiquement personne.
Quant aux "aides financières ponctuelles" à quoi ça sert d'en parler quand on connait la précarité qui prévaut chez les anciens Harkis survivants ou leurs veuves. Les pauvres anciens ...
Voici donc un discours tenu avec de bonnes intentions mais sur des mesures non appliquées et dépassées alors qu'on est en attente du projet de la commission de travail Harkis installée à Paris même s'il ne faut pas trop se faire d'illusions. A suivre.