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Lodève : Roseline Villaumé s’intéresse à l’atelier de la Savonnerie à Lodève (34)

 

Archives INA : la manufacture des tapis à Lodève en 1966

L'usine de tapis, devenue manufacture nationale grâce à la qualité du travail de ses ouvrières harkis.

À la fin de la guerre d’Algérie, l’usine de tapis de Tlemcem cherche un point de chute en France. Elle choisit Lodève, une petite ville collée à Montpellier.
C’est alors qu’une soixantaine de familles de
harkis s’installent en 1964, à Cité de la gare, construite à l’entrée de la ville, juste à côté des ateliers.
Grâce à la qualité du travail des lissières, les ateliers de l’usine sont très vite rattachés à la manufacture nationale des Gobelins, par
André Malraux, alors ministre de la Culture.

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Après avoir habité à Lodève, Roseline vit désormais à Villeurbanne et se consacre à l’écriture.

La manufacture de tapis sert de cadre au nouveau roman de l’auteure, qui sortira en mars.

Installée à Villeurbanne avec Patrick Hannais après avoir quitté Lodève où elle a vécu cinq ans, Roseline Villaumé consacre désormais son temps à l’écriture. En 2017, l’auteure sortait un recueil de nouvelles L’ange du transsibérien, la revoilà avec un roman cette fois, sur l’atelier de tapis de la Savonnerie de Lodève. Coédité par Jean-Charles Domens de Pézenas et par l’éditeur lyonnais Livres EMCC, Complaintes du point noué, sortira en mars.

Une histoire peu banale

"Alors que je venais d’arriver à Lodève en 2012, j’ai découvert lors d’une visite ce lieu, unique annexe de la grande Savonnerie parisienne", raconte Roseline Villaumé, revenant sur l’histoire peu banale d’une manufacture qui trouve sa source à la fin de la guerre d’Algérie en 1962. Et l’arrivée dans la foulée de familles de harkis à Lodève. En 1966, le modeste atelier de confection installé dans des baraquements en entrée de ville, passera officiellement sous la tutelle du ministère de la Culture pour être rattaché à l’administration du Mobilier national.

Les vies croisées de trois licières

"Cette histoire m’a profondément troublée et intéressée. Les femmes de harkis ayant suivi leurs époux maîtrisaient bien les techniques du tissage qui avaient cours dans leur pays". À la suite de rencontres avec des licières, travaillant encore dans la manufacture, Roseline Villaumé a écrit son roman sous la forme d’une fiction, dont le récit comporte de nombreux retours dans le passé. "J’ai imaginé un tapis destiné au palais de l’Élysée, à travers les vies croisées d’Alice, Leïla et Fadilha, des femmes de culture et de milieux différents qui se découvrent, parfois s’affrontent". Et finissent par conjuguer leurs efforts pour réaliser une œuvre commune.

11/02/2019

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