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Mohamed Djafour aux foulées de Montredon-Labessonnié (81), il court pour sensibiliser au sort des Harkis après la guerre d'Algérie

- News -

Les foulées de Montredon (81) (10 km)

Mohamed Djafour, président de l'association «Générations Harkis» de la vallée du Thoré et du Mazamétain a participé le 30/09/2018 à une course à pied "organisée à Montredon-Labessonnié, il a couru les 10 km en 1 h 11' 32", il a dédié son parcours au drame des Harkis.​​​​

Mohamed Djafour aux foulées de Montredon-Labessonnié (81), il court pour sensibiliser au sort des Harkis après la guerre d'Algérie

Mohamed Djafour à inscrit sur son maillot

" Je dédie ma course au drame des Harkis "

***

Son message  (2)

Les conséquences de l’après guerre d’Algérie (suite).

« Les expéditions punitives dans les foyers Harkis après le cessez le feu ».

Au lendemain de l’arrestation des Harkis par le FLN, on a pu voir un très grand nombre des épouses du FLN appelées celles de la « dernière heure », ainsi que de jeunes étudiants. Ils organisèrent des expéditions punitives interminables durant des jours dans les foyers des familles Harkies. Ils se partagèrent en plusieurs groupes dont, généralement, l’un battait la mère de famille, pendant que d’autres tuaient les enfants et saccageaient toute la maison. Les jeunes garçons étaient les cibles privilégiées de ces « meutes » assoiffés de sang.

En effet à l’époque, et, aujourd’hui encore dans une moindre mesure, les garçons étaient mieux considérés que les filles. Une fois adultes ils peuvent travailler et contribuer à nourrir leurs familles ainsi que de défendre cette dernière en cas de nécessité. Les filles étaient destinées à se marier et à quitter la cellule familiale. D’où le choix de tuer en priorité les garçons.

C’est ainsi que mon petit frère Rabah, alors âgé d’à peine de deux ans, échappa de justesse à la mort grâce à notre grand-mère qui s’était recroquevillé sur lui au sol afin de le protéger. Notre sœur aînée âgée alors de neuf ans, fut sauvée par notre voisine d’une mort certaine, le groupe qui l’encerclait et qui l’avait mise à l’écart voulant l’étouffer. Notre mère quant à elle fit face à la chef de ce « troupeau » sanguinaire avec courage et détermination. Ceux-là mêmes qui voulaient venger je ne sais qui en tuant mon petit frère et ma sœur aînée et en saccageant notre demeure.

Ces groupes totalement déchaînées et incontrôlables furent de véritables bêtes sanguinaires,

Ils étaient composés de personnes de différents villages qui se rassemblaient dans des endroits stratégiques, pour organiser des « expéditions punitives ». Les foyers étaient listés en amont de leurs macabres « défilés ».

Il fut difficile d’échapper à cette curie du peuple qui pourchassait systématiquement, tout ce qui était synonyme du  mot « Harki », dans les rues, au travail, mais aussi jusque dans nos demeures. Leurs passages dans nos maisons étaient similaires à un ouragan.

Dans notre village, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce fut les grands chefs du FLN, les vrais combattants de la guerre d’Algérie qui vinrent au secours des familles Harkies : Ils rassemblèrent tous les hommes valides, les placèrent à l’entrée des différents accès du village. Ils leur donnèrent pour mission d’interdire coûte que coûte de pénétrer dans notre village;  quitte à les tuer en cas de passage forcé. Un de ces chefs vint voir notre mère et lui dit : « Tu te places devant ta porte avec une hache, la première qui revient tu la tues, nous arriverons à temps pour nous occuper des autres ».

Pour eux, ce fut non seulement un déshonneur du fait que des groupes extérieurs viennent s’imposer dans leur village, mais aussi une indignation par rapport à ces femmes qui ne restaient pas à leurs places de femmes.

Du reste, un des hauts responsables du FLN, admis dans l’administration au lendemain du cessez le feu pour sa bravoure au combat, perdit sa place pour ne pas avoir su gérer le comportement extrême et violence de son épouse.

Ce contexte chaotique fut engendré par cette espèce d’euphorie victorieuse au lendemain de la guerre, devenue ingérable et accentuée par le conflit des chefs FLN et ALN.

Le peuple était comme une meute de chiens enragés ayant pour seul gibier les Harkis. Durant cette période trouble, les hommes, les vrais, ceux dotés d’une certaine dignité,  surent qu’ils seraient dépassés par les événements et quittèrent les villages pour ne pas assister impuissants à ces massacres. Seuls les FLN qui furent craints et écoutés pesèrent de tout leur poids de combattant et tentèrent de gérer  tant bien que mal cette situation difficile.

Des centaines d’enfants de Harkis furent assassinés sans la moindre conséquence pour ces crimes perpétrés. Ces assassinats gratuits de jeunes enfants, furent commis dans toute la Kabylie.

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Honoré 21/10/2018 11:42

La lecture de ce texte accrédite l'idée complaisamment relayé que les massacrés des harkis des familles est le fait des Marsiens on ne peut en conclure et admettre définitivement on sait aussi que par endroit le FLN et autres ont encouragé la chasse aux harkis et que souvent la population à aidé des harkis.