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         harkis les premiers mots du souvenir, la communauté en attend plus

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Exposition parcours de harkis vendredi 7 et samedi 8 juillet 2017 à Meillon (64)

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L'association harkis Dordogne visite le mémorial de Rivesaltes (66)

19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 00:03

" Un petit reportage photos, à l'attention des Harkis absent lors de l'inauguration du mémorial de Rivesaltes le 16 octobre 2015"

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Visite inaugurale au Mémorial de Rivesaltes le 16 octobre 2015
Visite inaugurale au Mémorial de Rivesaltes le 16 octobre 2015
Visite inaugurale au Mémorial de Rivesaltes le 16 octobre 2015
Visite inaugurale au Mémorial de Rivesaltes le 16 octobre 2015
Visite inaugurale au Mémorial de Rivesaltes le 16 octobre 2015
Visite inaugurale au Mémorial de Rivesaltes le 16 octobre 2015
Visite inaugurale au Mémorial de Rivesaltes le 16 octobre 2015
Visite inaugurale au Mémorial de Rivesaltes le 16 octobre 2015
Visite inaugurale au Mémorial de Rivesaltes le 16 octobre 2015
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 00:11

Retour en Arrière  

Triste journée des Harkis ce vendredi à Périgueux 25-09-2015

Préfecture de la Dordogne à Périgueux juste après la cérémonie

du 25 septembre 2015

À méditer ! Une raison supplémentaire du mécontentement.

- C'est vraiment un pur hasard..., en effet, après la cérémonie... des Harkis, il n'y a pas eu de moment de convivialité comme les années précédentes à la préfecture, à notre approche le portail s'est très vite refermé.(Voir photo) ci-dessus.

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- Monsieur le préfet Christophe BAY, était absent à la cérémonie, la raison invoquée, une réunion importante... en préfecture pour les réfugiés

(voir photo).

- Autre hasard ! le matin même, à (100 mètres) de la cérémonie, livraison de 90 vaches  à la langue bleuepour la fête agricole

 Péri ‘Meuh !.

Sachant que la cérémonie du 25 septembre est prévue de longue date, n'était-il pas possible d'avancer ou de reculer d'un jour cette réunion, serions-nous boycottés 

La preuve, la presse en parle, cliquez sur le logo

Articles de presse Journée des Harkis à Périgueux 25-09-2015

Autre hasard !

- Un discours Express -

Message en vidéo du secrétaire d'État aux anciens combattants lu en moins de 2 minutes ( 1' 42" ) par le directeur de cabinet

Jean-Philippe Aurignac

 

Lettre de l'association à Monsieur le préfet Christophe BAY 

Harkis, une raison supplémentaire d'en douter, et après que se passe-t-il !

Hamid Khemache

Harkis, une raison supplémentaire d'en douter, et après que se passe-t-il !

Affaire à suivre

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 00:03

Situé dans les Pyrénées Orientales, il a vu passer 60 000 personnes. Des harkis, des juifs, Tsiganes,des réfugiés espagnols, internés dans des conditions inhumaines.

- 14 janvier 1941

Les premiers internés arrivent au camp de Rivesaltes, juifs étrangers, républicains espagnols, Tsiganes.

- 11 août 1942

Premier convoi de déportation des Juifs de Rivesaltes vers Drancy puis Auschwitz.

- 27 novembre 1942

Le camp de Rivesaltes est occupé par l’armée allemande qui a investi la zone sud.

- 16 octobre 1944

Création du Dépôt des prisonniers de guerre de l’Axe 

n°162, il fermera quatre ans plus tard.

- Janvier 1962

Ouverture au camp du Centre pénitentiaire pour les nationalistes algériens.

- 12 septembre 1962

Le 1er contingent de harkis arrive au camp, qui devient un camp de transit et de reclassement pour ses anciens supplétifs, il fermera en décembre 1964.

- 1966

Le camp redevient un site quasiment exclusivement militaire.

- 1986-2007

Un Centre de rétention administrative fonctionne dans une partie de l’îlot N.

photo de ©Nicole Bergé

 

Le camp de Rivesaltes, un camp avec une lourde histoire

Une photographie projetée sur un mur du musée-mémorial du camp de Rivesaltes, dans le sud de la France, le 5 octobre 2015

(AFP/ERIC CABANIS)

Le camp de Rivesaltes, un camp avec une lourde histoire

Les ruines de l'ex-camp de Rivesaltes, dans le sud de la France, le 5 octobre 2015 (AFP/ERIC CABANIS)

FRANCE 3  Afficher l'image d'origine

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 16:47

Histoire: à Rivesaltes, "on devenait invisibles", selon l'auteure de "Fille de harki"

Du camp de Rivesaltes, où elle a abouti au sortir de la guerre d'Algérie, Fatima Besnaci-Lancou, fille de harki, se souvient surtout de "l'atmosphère de désespérés" qui y régnait: "la relégation, c'est ça: vous devenez invisibles".

 

Bien-sûr, il y avait ce "vent glacial qui s'engouffrait sous les tentes", "ce froid absolument insupportable" qui "cisaillait les mains" et lui laissa des engelures pendant des années.

 

Bien-sûr, il y avait cette "pénurie d'eau" qui la forçait à courir après le camion-citerne avec une casserole. Le manque d'hygiène, les puces et la tuberculose.

 

Bien-sûr, il y avait "la sirène stridente qui hurlait dans le camp, pour aller chercher de quoi se nourrir". Et aussi le "bruit continuel" du vent projetant les fenêtres en ferraille contre les murs.

 

Mais c'est surtout l'impression d'une "surpopulation de désespérés", d'"indésirables", qui a marqué la fillette d'alors, devenue depuis grand-mère.

 

Fatima Besnaci-Lancou avait 8 ans lorsqu'elle a franchi, fin 1962 avec ses parents et ses petite soeurs, le camp militaire Joffre à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), dont le musée-mémorial sera inauguré vendredi par le Premier ministre Manuel Valls. Elle passera au total dix-sept ans dans des camps harkis.

 

A Rivesaltes, les réfugiés sont d'abord entassés sous les tentes, "une vie assez abominable", avant d'intégrer, une fois restaurées, les baraques en dur qu'occupaient vingt ans plus tôt Espagnols, juifs, tziganes, collaborateurs et autres prisonniers de guerre.

 

Derniers arrivés dans ce flux de déplacés, les harkis y resteront jusqu'à la fermeture officielle du camp en décembre 1964 et au-delà.

 

- 'Comme des fourmis dans tous les sens' -

 

Avec 10.000 habitants fin décembre 1962, le camp de Rivesaltes est alors la deuxième ville des Pyrénées-Orientales après Perpignan.

 

"Cette surpopulation, avec le manque d'hygiène, le manque d'intimité, le manque d'eau, ça faisait une atmosphère de désespérés", dit-elle à l'AFP avant l'inauguration du mémorial, dont elle est membre du conseil scientifique.

 

"La petite fille que j'étais se souvient que tout le monde courait dans le camp comme des fourmis qui allaient dans tous les sens", raconte l'auteure de plusieurs ouvrages dont "Fille de harki" (2003) et "Les harkis envoyés à la mort" (2014).

 

"Je ne comprenais pas pourquoi on ne voyait pas de Français de France; pourquoi la France, c'était les fils barbelés, pourquoi c'était un pays de vent et de froid", ajoute-t-elle. "J'ai le souvenir d'une femme qui criait sous la tente en accouchant, des enfants qui mourraient. J'ai ressenti l'abandon de la société française".

 

"En fait, quand on est dans un camp, on n'est pas en France, on est au milieu de nulle part", témoigne la sexagénaire, convaincue que Rivesaltes était pour les harkis "un camp de relégation" pour les "indésirables" de confession musulmane qu'ils étaient.

 

"On attendait que le temps passe", se rappelle-t-elle, et "on devenait invisibles". "La relégation, c'est ça, vous devenez invisibles, vous devenez suspects (...) C'est un énorme fardeau, qu'il faut symboliquement déposer avec ce mémorial". Un mémorial qui selon elle doit être découvert à la lumière du "flot" de réfugiés syriens fuyant aujourd'hui les massacres.

 

"Ma tête résonne de tout ça", dit-elle, "comment se poser la question" de les accueillir ou pas? "Ca me rappelle l'été 1962, quand on a ramené les Européens et qu'on a laissé les musulmans. C'est le Colombey-les-deux-Eglises que le Général De Gaulle ne voulait pas voir se transformer en Colombey-les deux-mosquées".

Source : AFP

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 12:44

Madame, Monsieur,

Nous vous prions de bien vouloir trouver en PJ et tout en bas de ce courriel notre communiqué de presse.

Ce vendredi 16 Octobre à Rivesaltes, il y a la cérémonie inaugurale du mémorial du camp de Rivesaltes, en présence du Premier Ministre.

Notre action de revendication par notre présence "visible" à l'extérieur du camp, n'a pas pour objectif de perturber cette manifestation car nous partageons  pleinement les volontés qui ont contribué à l'ouverture de cet "espace de référence de l'histoire de l'internement en France, à travers l'histoire du camp et les conséquences des conflits qui ont précipité dans ce lieu des étrangers considérés par l’État, comme indésirables (Espagnols, Juifs, Tsiganes, Harkis...)"...En octobre 1962, environ 8 000 Harkis sont enfermés au camp de transit et de reclassement de Rivesaltes (dont ceux en provenance du camp du Larzac et de Bourg-Lastic).

En tout, selon les calculs de l’historien Abderahmen Moumen, à peu près 22000 passent dans le camp entre 1962 et 1964. Le séjour varie selon les familles : entre quelques jours pour certaines, voire des années pour d'autres. Les familles considérées comme « irrécupérables » — termes administratifs employés à l'époque — sont envoyés à la fin de l'année 1964 au camp/cité d'accueil de Saint-Maurice-l'Ardoise dans le Gard (jusqu'en 1975) ou au Camp de Bias dans le Lot et Garonne.

 

Par cette action pacifique nous souhaitons montrer notre mécontentement et à l'issue de cette cérémonie inaugurale, des militants présents à l'intérieur du site nous rejoindrons pour un point presse.

Bien cordialement,

Pour tout contact: Khaled Klech 06 22 75 73 04

Cliquez droit pour Enregistrer le lien sous...

 

Rivesaltes: manifestation pour la défense de la mémoire des anciens Harkis
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 00:03

France: 50 ans après, le camp de Rivesaltes révèle ses mémoires enfouiesRuines du camp de Rivesaltes. © Belga

Rivesaltes n'était pas seulement un camp de déportation de juifs de France. "C'est un cas unique en Europe", selon Agnès Sajaloli, directrice du mémorial. "C'est le plus grand camp d'internement de l'Europe de l'ouest, qui recouvre trois guerres: une guerre civile, une guerre coloniale, une guerre mondiale".

 

Enceinte militaire de 600 hectares, le site est transformé à partir de 1941 en camp pour une dizaine de milliers de républicains espagnols fuyant la dictature de Franco.

 

Très vite, il renferme également 5.000 juifs dont la moitié seront déportés en Allemagne, des tziganes puis des collaborateurs et prisonniers de guerre, avant l'arrivée, vingt ans plus tard, de plus de 20.000 harkis, auxiliaires de l'armée française pendant la guerre d'Algérie.

 

Leur point commun: être des "indésirables" du XXe siècle. "Ce sont toutes des populations considérées comme potentiellement dangereuses", déclare à l'AFP Abderahmen Moumen, coauteur avec Nicolas Lebourg de "Rivesaltes, le camp de la France".

 

'Une même logique d'exclusion'

France: 50 ans après, le camp de Rivesaltes révèle ses mémoires enfouies

 

A Rivesaltes, "on devenait invisibles", se rappelle ainsi Fatima Besnaci-Lancou, fille de harki, qui avait 8 ans à son arrivée. Mais c'est surtout l'impression d'une "surpopulation de désespérés", d'"indésirables", qui a marqué la fillette d'alors, devenue depuis grand-mère.

 

Les harkis y resteront jusqu'à la fermeture officielle du camp en décembre 1964.

En 1962, le camp compte 10.000 habitants...

 

"D'un côté, il y a l'Histoire, et de l'autre, les porteurs de mémoire, héritiers d'histoires très douloureuses", souligne Pierre Daum, spécialiste du passé colonial.

 

Le musée "regarde le XXe siècle à hauteur d'homme, à hauteur de déplacé, dans le regard de la souffrance des hommes", commente le réalisateur José Alcala, responsable de l'iconographie du mémorial.

 

Près de 21 millions d'euros d'investissements et neuf mois de recherches ont été nécessaires pour "tirer les conséquences de l'Histoire". "Le plus difficile était de retracer la rudesse des conditions de vie dans le camp, et la répression", dit-il.

 

Car dans les baraquements de l'armée, où s'engouffrent les vents violents, les déplacés luttent contre la vermine, la gale, la tuberculose, les maladies liées au manque d'hygiène.

 

Il y a aussi le froid, la faim et le manque d'eau. Et puis les punaises qui "rentraient dans la bouche, dans les oreilles", se rappelle Antonio De la Fuente, républicain espagnol.

 

Du béton 'lourd sur la conscience'

Rudy Ricciotti.

L'architecte du mémorial, Rudy Ricciotti, a voulu témoigner de "la mémoire enfouie". Il a conçu un monolithe de béton "un peu lourd sur la conscience", auquel le visiteur accède par une rampe partiellement enterrée.

 

Il est construit au centre des baraques délabrées de l'îlot F, aujourd'hui envahies par les ronces, mais qu'il n'est pas question de restaurer.

 

"C'est aussi le symbole de la destruction de la mémoire", explique Denis Peschanski, qui préside le conseil scientifique du mémorial. "Après la Libération, on avait les camps mais on n'avait pas la mémoire. Depuis 1980, on a la mémoire mais on n'a plus les camps".

 

Or, Rivesaltes, fermé officiellement en décembre 1964, est "le seul camp à être encore debout", souligne le chercheur, "le seul en France où l'on se rend compte de ce qu'a pu être l'internement".

 

Le musée n'évoque cependant pas une période du camp, celle où il a servi de centre de rétention administrative pour étrangers en situation irrégulière de 1987 à 2006, relève Denis Peschanski.

 

Son inauguration vendredi par le Premier ministre français Manuel Valls intervient à peine un mois et demi après la publication de la photo du petit Aylan, enfant syrien retrouvé mort sur une plage turque, qui a secoué les consciences sur l'accueil des réfugiés du XXIe siècle.

 

"Le Syrien d'aujourd'hui n'est pas le juif d'hier, mais les réactions de peur, de rejet et de fermeture des Etats démocratiques, c'est le même mécanisme", estime M. Peschanski. "L'Histoire convoque le présent et nous éclaire sur l'avenir".

Article Source: 

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France: 50 ans après, le camp de Rivesaltes révèle ses mémoires enfouies

À travers ce lieu de mémoire national aux portes de l'Espagne ou des milliers de touristes de l’Europe viendra visiter ce mémorial dans ce lieu chargé de peine et de souffrance, mais aussi aux générations futures issues de la communauté harkie saura que ce lieu fait partie de leur histoire et la mémoire d'histoire de leurs grands-parents avant de partir s'installer dans un des 69 camps de harkis "hameau de forestage "et 5 camps de transit "Biasst Maurice l'ardoiseBourg-Lasticla Rye,sans oublier le Larzac...


Les générations futures auront besoin de lieux de mémoire pour ne pas oublier histoire de leurs familles.

Belkacem  Gueroui

Cliquez sur l'article de 2005

 

France: 50 ans après, le camp de Rivesaltes révèle ses mémoires enfouies
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 22:51

Liste des Justes de l'Armée Française en Algérie 1962

                    

                        Lt Bénéssis de Rotrou     Lt Rabah Kheliff     Colonel Lallemand

« SAUVER UNE VIE C'EST SAUVER L'HUMANITE» (Talmud)

Source : Guy Amand 2015

 

    Lieutenant RABAH KHELIFF commandant la 4ème Cie du 30éme BPC, à emmené sans ordres ses hommes en camion jusqu'à la Préfecture d'Oran, le 5 juillet 1962 et libéré des centaines de civils

européens prisonniers du FLN, promis à une mort certaine. (devenu Capitaine).(source Web)

Colonel LALLEMAND commandant le 22éme R.I à TENES, en juin 1962, a pris sous sa responsabilité de faire embarquer tous ses harkis (qui ne voulaient pas rester en Algérie) avec femmes et enfants, sur un navire affrété à ses frais. Un de ses fils, Lieutenant a menacé et fait mettre en joue avec les F.M de sa Cie, les gendarmes mobiles qui ne voulaient pas que les harkis prennent le bateau

(Source Tenes info)

Sous Lieutenant Maurice de KERVONAËL du 28ème Dragons, avait 108 hommes sous ses ordres, dont 78 musulmans, en a rapatrié 30 avec leurs familles (volontaires) transportés par taxis d'AFFREVILLE vers ALGER

(Interdit de se servir de moyens militaires) « à ALGER, les gendarmes ont été formidables et nous ont aidé à mettre tout le monde dans un bateau ».

Sa sœur et son beau-frère, propriétaires d'un domaine dans le Minervois ont accueilli tous ces rescapés.

(livre Harkis, soldats abandonnés)

Lieutenant François MEYER du 23ème Spahis, a rapatrié environ 350 harkis, familles comprises, en France et il s'est occupé de leur insertion (devenu Général).(source : idem ci-haut)

Lieutenant Armand BENESSIS de ROTROU,* ancien du Commando Georges, puis au 81ème RIA à Djidjelli, avec l'aide du Capitaine Georges MARCE, rapatrié 250 harkis + leurs familles par bateau. Se sont occupés

de leur hébergement dans l'Est de la France. (* devenu Lt-Colonel) (Source : livre Commando Georges et l'Algérie d'après)

Capitaine Maurice FAIVRE, cdt escadron du 20ème Dragons s'est occupé de rapatrier 53 familles et fait des démarches en France pour l'insertion de ses harkis (devenu général).(idem)

André WORMSER, banquier de profession, officier de réserve en poste à SAÏDA, a tout fait pour faire rapatrier des harkis du commando Georges (une partie seulement), ensuite il s'est occupé de les recaser en France dans des propriétés familiales.(idem)

Général CASENAVE cdt la 9ème D.I en 1960 (Orléansville) à fait tout ce qu'il a pu pour évacuer ses commandos de chasse en liaison avec le Colonel Lallemand, par bateau à partir de TENES. (Livre Harkis, soldats abandonnés)

«J'ai suivant les ordres que je recevais, multiplié les efforts pour engager les éléments musulmans à nos côtés et leur donner les garanties touchant la protection que leur assurerait, en toute hypothèse, La France. Le 3 juillet, tout ce que j'avais ainsi dit s'est trouvé définitivement bafoué ou renié. Il m'en reste une blessure qui m'a enlevé le repos.» Général Casenave. Marine Nationale Vice Amiral d'Escadre Jean BARTHELEMY Cdt la base de MERSEL-KEBIR, a mobilisé le Porte-avions LAFAYETTE et les BDC « Cheliff, Trieux, Blavet et Argens » pour évacuer tous les harkis (qui le désiraient) de la DBFM, avec femmes, enfants et bagages, voitures.....> 1000 personnes également des civils européens et musulmans (19300 personnes entre le 1er juin et le 31 juillet 62). Il a eu un entretien téléphonique orageux avec le Général KATZ Cdt la place d'ORAN le 5 juillet, ce dernier laissant faire les massacres de français par le FLN, il a envoyé des fusiliers-marins en camion à ORAN pour sauver ce qui pouvait encore l'être.

Marine Nationale – suite Tous ces officiers DBFM ont contribué à la protection, le transfert vers la base aéronavale de MERS-EL-KEBIR, l'embarquement pour la France et l'installation sur place et en particulier à LARGENTIERE.

(Grades en 1962).

Chefs de Corps Capitaine de Vaisseau PONCHARDIER  « « VIVIER  Capitaine de Frégate DE JOYBERT Capitaine de Vaisseau GUILLON « « MERLET « « ROURE « « FLICHY « « CAZALIS de Fondouce

Sur le terrain (frontière Algéro-Marocaine) 1er, 2ème et 3ème Bataillons

Capitaine de Corvette COULONDRES « « SERVEN « « FRAIN de la Gaulayrie

Capitaine de Vaisseau DELAYEN, Chef du Commando « Yatagan »

Lieutenant de Vaisseau RUYNEAU de St Georges, Chef du Commando « Tempête »

Capitaine de Frégate SANGUINETTI, Chef du Bataillon d'intervention.

Capitaine de Corvette DEMAY

Enseigne de Vaisseau Dominique ROSE

(Source site DBFM)

Nb : tous ces officiers avaient déjà prévu le repli de leurs supplétifs avant le 19 mars 62 et fondé une association....!

Lieutenant-colonel Michel MANY * Commandant le 159ème BIA

(1961-62) Bataillon d'Infanterie Alpine, issu du 159ème RIA de Briançon et créé spécialement pour la guerre d'Algérie. Composé de 10% d'européens et de 90% de musulmans, basé à BOGHNI en Grande Kabylie.

 Après le 19 mars 62, a rapatrié un certain nombre de ses supplétifs désirant partir en métropole. * devenu Général. (Source : famille du JUSTE avec l'aide du Médecin Gal. HC Guénoun))

Lieutenant Yves DURAND, Chef de la SAS de THIERS près de Palestro en mars 1959, son épouse crée un foyer féminin. Il crée ensuite 2 autres SAS : Maala El Isseri et Ouled Gassam.

Au début de 1962, rassemble tous ses harkis et leurs familles et le fait transporté par camions à la ferme Begenen près d'Alger. Il fait partir par bateau plus de 2500 personnes et attendit que tout le monde soit embarqué pour en faire autant le 30 juin avec sa femme et sa fille.

De 1962 à 1968, il devient inspecteur du service des français musulmans au sein du Ministère des Rapatriés et reclasse tout son monde dans différents villages construits près d'Antibes, Cannes et Manosque ; également à Onglet (Alpes de Haute Provence) et Sallerans

(Hautes Alpes).

(Source : Miages et Djebels)

Lieutenant Daniel ABOVILIER Chef de SAS en Kabylie * Président National de l'Association des anciens SAS.

« En mars 62, pour moi abandonner mes hommes, c'était impensable, il me fallait les sauver à tout prix, ma seule question c'était comment ? »

« Avec l'aide de fonctionnaires, le Sous-Préfet d'Akbou * a été très bien et m'a fourni de vrais faux-papiers et mon ancienne entreprise des certificats de travail, j'ai donc pu rapatrier en métropole mes 50 moghzanis et leurs familles » (source site harki Ajir) nb : il faut savoir qu'après le 19 mars tous les harkis devaient êtres désarmés.

* à confirmer

Clara LANZI, Présidente fondatrice de SECOURS de France, le 15.08.61.

OBJECTIF : secourir toutes les victimes de leur foi en la patrie et particulièrement les harkis rescapés des massacres, parqués au début dans des camps insalubres ; Clara s'est occupé d'eux sans relâche avec l'aide et le soutien entre-autres du Bachaga Boualam des maitres Tixier et Isorni, Georges Bidault, Jacques Soutelle, le colonel ChâteauJobert, Hélie Denoix de St Marc etc.......c'est une femme d'honneur......

(Source AJIR)

Capitaine Léopold AYGUEPARSE, Commandant la SAS de TOUDJA, il a désobéi aux ordres officiels pour obéir à l'impulsion de son cœur et rapatrié 196 personnes (harkis et leurs familles) en juin 62. Ce capitaine de SAS s'inscrit parmi les hommes d'exception et poursuivi son idéal humaniste. (Source AJIR).

Lieutenant Bernard MOINET, Cdt de SAS, muté comme beaucoup d'entre eux, en métropole avant le 19 mars 1962.« Lorsque j'ai appris la liquidation de ma harka, j'étais furieux et écœuré par la lâcheté criminelle du gouvernement et des officiers disciplinés. Je ne voulais plus porter l'uniforme, j'ai donc renvoyé ma Légion d'Honneur et démissionné de l'armée le même jour. »

Depuis, il n'a cessé de se battre contre la falsification de l'histoire des harkis, pour lui comme beaucoup d'autres, il était possible de faire respecter les accords d'Evian, de rapatrier les supplétifs menacés. Il aurait suffi de faire sortir des casernes des commandos et des blindés, l'ALN ne faisant pas le poids.

Il a œuvré pour aider à l'installation des harkis en France. (Source AJIR)

Lieutenant SENAT, officier SAS près d'AFFREVILLE, a aidé le Sous- Lieutenant Kervonaël à évacuer ses harkis jusqu'au port d'Alger, en France devenu Capitaine, il œuvre pour recaser et loger les harkis en Auvergne (tout le monde ne pouvait être accueilli dans le domaine familial de la sœur de Kervonaël ). (Source livre Harkis soldats abandonnés)

Lieutenant d'AGESCY a aidé le Lieutenant Meyer à évacuer ses harkis de GERYVILLE à ORAN le 9 juillet 62, par la route. Le Colonel FRESSON Cdt le 23 ème Spahis a fourni une escorte blindée commandée par le Chef d'Escadron de COLSTOUN, avec consigne d'ouverture de feu sur l'ALN en cas de barrage routier !

Les commandos Marine avaient dit à Meyer « on ne te laissera pas tomber », effectivement tout le monde a été hébergé puis embarqué à MERS EL KEBIR, le 13 juillet.

Nb : à l'arrivée à ORAN, les autorités militaires voulaient bien héberger les Spahis mais pas leurs femmes et enfants.

(Source idem)

Sous- Lieutenant Alain de la MORANDAIS , chef de la SAS de BOUALAM a rapatrié ses hommes et s'est occupé de les recaser en France, il a aidé MEYER a recaser les siens.

(Source idem)

Capitaine CROGUENNEC, Cdt la 2ème Cie du 2ème Zouaves à ORAN, le 5 juillet 62, il porte secours et fait libérer 400 civils retenus au Commissariat Central par les fells; Il les accueille dans son cantonnement sis à l'école Jules Ferry, les sauvant d'une mort certaine......

(Source web)

Capitaine Roger-Pierre MENARDAIS (lettre de son neveu)

« Comme promis je vous envoie les deux dernières citations de mon Oncle qui permettent de déterminer les régiments d'appartenance des deux commandos de chasse qu'il a commandés.

Jusqu'en août 1961 son commando 292, relevait du 3 RIA (régiment d'infanterie alpine) puis le commando qu'il a ramené en métropole devait être rattaché au 93° régiment d'infanterie et correspondait au commando en charge de la zone Nord Oranie (ZNO).

Ce commando a pu être ramené légalement, car en une nuit mon Oncle a transformé illégalement les contrats de supplétifs en contrats d'engagés de l'armée régulière. La ventilation de ces faux et nouveaux soldats dans d'autres

régiments dès leur arrivée en France a permis de limiter la supercherie à seulement quelques chefs traumatisés par le massacre en cours des Harkis.

De même, il a réussi à sauver quelques Harkis du commando Georges abandonnés par son chef et à récupérer en France ADDA (dit le docteur) toujours en relation avec lui (2014). »

(Source : Neveu du Juste)

Colonel Guy LEBORGNE Commandant le 3ème RPIMa (ex 3ème RPC de Bigeard jusqu'en 58. C'est le seul régiment para de la 10ème DP, resté légaliste pendant le Putsch d'avril 61.

Après le 19 mars 1962, le 3ème RPIMa fait du maintien de l'ordre dans la plaine de la Mitidja et ALGER.

Rappel : Selon les accords d'Evian, il était interdit à l'armée française de faire usage de ses armes, de fouiller les individus et les maisons.

Le 15 juin 62, la Cie du SERGENT Alain SAICHE de passage à DAOUDA en convoi perçoit des voix plaintives, provenant d'une mechta au bord de la route, les paras investissent le bâtiment et trouvent deux civils européens pieds et poings liés, prisonniers des fells et promis à une mort certaine, ils sont libérés sans coups de feu.

 Sur renseignements, la Cie portée du Capitaine LANGLOIS reçoit pour mission de voler au secours de civils européens, enlevés et maintenus prisonniers dans une villa proche de STAOUELI, sous pression l'ALN libère les prisonniers.........

L'honneur du Colonel Guy LEBORGNE et de son régiment, fut à l'heure du départ de la base de SIDI-FERRUCH, le 20 juillet, de ramener en France sa « Katiba » (tous les harkis de la 5ème Cie). Harkis courageux qui avaient fait

le choix de rester français (environ une centaine, pas de précision pour les familles).

(Sources : Médecin Général Germain Dupeyron, Médecin Général. Henri-Claude Guénoun et livre « 3ème RPIMa Contre-Insurrection Algérie 1960-62 »du Gal D.ROUDEILLAC)

Cette liste n'est pas terminée et ne le sera jamais.....

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Un grand merci à Mohamed, Paul, et Guy d'avoir relayé cette information

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 00:03

Fatima Benamara

Fatima Benamara

Présidente de l'association Harkis et droits de l'Homme

Non content de nier les massacres de harkis,

Non content de nier la responsabilité de la France dans ces massacres (qu’il qualifie de simples « assassinats »),

Non content de minimiser sans preuve le nombre de harkis et leur famille tués en Algérie après l’indépendance,

Non content de présenter comme un scoop le fait que de nombreux harkis vivent en Algérie (ce que tout le monde savait depuis longtemps, sauf lui, visiblement),

P. Daum en rajoute une couche :

Dans une dépêche AFP du 5 octobre 2015, Pierre Daum indique que concernant les harkis et leur famille, « leur instruction a été très mauvaise » !!! Non pas « mauvaise », mais « très mauvaise » ! Ainsi, ce jeune freluquet se permet ces propos totalement abusifs, discriminants et blessants, proches du racisme.

Oui monsieur Daum, nous ne sommes pas descendants comme vous d’une illustre et riche famille dont les membres ont eu tout loisir de bénéficier sans effort de l’instruction offerte par la République.

Mais les harkis se sont battus pour que leurs enfants puissent réussir leur scolarité en France. Tous n’ont pas réussi certes mais l’éducation républicaine et l’appui des parents ont permis à un pourcentage non négligeable de se bâtir un avenir dans ce pays.

On remarquera, autre scandale, que M. Daum se fait appeler dans la même dépêche

« historien et essayiste spécialiste des harkis »

!! Encore une bonne trouvaille pour se faire mousser auprès de ses collègues journalistes : en vérité, M. Daum n’est ni historien, ni spécialiste des harkis.

On attend avec impatience ce que va maintenant trouver P. Daum pour attirer l’attention de ses estimés collègues journalistes.

De par sa profession, P. Daum bénéficie d’un réseau à son écoute et on peut lui faire confiance pour l'alimenter !

Article Source:

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 13:13

Mohamed Djafour : «Mon père, ce harki qui me rend si fier»

Mohamed Djafour : «Mon père, ce harki qui me rend si fier»

 

 

Mohamed Djafour regarde la vue de la Montagne Noire, derrière sa baie vitrée. Le regard est fixe, droit. Aujourd'hui, il est le président de la dynamique Association Génération Harki», basée à Saint-Amans-Soult, qui, comme tant d'autres, demande au gouvernement français la réelle reconnaissance des harkis. Mais ce jour, c'est son histoire, terrible, qu'il accepte de raconter.

Celle de son père kabyle qui a décidé, durant la guerre d'Algérie, de rejoindre l'armée française. Celle de ce gamin qui dès 1962 a vécu l'enfer. Celle de cet adolescent arrivé en France et «installé» avec toute sa famille dans le camp de Bias, durant une décennie. Celle de cet homme qui a rejoint l'armée française avec honneur et fierté durant 17 ans.

 

Le traumatisme dès l'enfance 

«J'avais 6 ans, 10 mois et 22 jours quand mon père a été arrêté par le FLN, dans notre petit village de Tigounatine, en Kabylie. 6 ans, 10 mois et 22 jours quand mon existence et celle de ma famille ont basculé.»

 

Son père, qui s'est battu dans les rangs français durant la Seconde Guerre mondiale, qui a accepté tous les risques en Algérie pour le drapeau tricolore, est amené de force sous les yeux de toute sa famille. «Ne t'inquiète pas, je vais revenir», dit-il à son fils Mohamed. Reste que l'absence perdure, le quotidien s'obscurcit.

 

«Dès que la population s'est aperçue de l'arrestation de mon père, la vie est devenue un enfer.» Le jeune enfant est quotidiennement violenté par les enfants dont les parents étaient pro-FLN.

 

«J'ai fait plusieurs comas. Mais jamais je ne me suis enfui. Je me battais avec mes moyens, à coups de poing, à coups de pierre.»

 

Un père en prison

Le pire reste à venir. Mohamed aime l'école, la lecture pour mieux déchiffrer les lettres de son père. «Un jour, l'instit m'a pris de force par l'oreille. Je me rappelle encore de cette violence. Il m'a dit dehors. Tu es un fils de traître, un traître toi-même. Sors de cette école. Je ne veux plus te revoir». Malgré les brimades, l'enfant revient. Mais l'enfer est trop grand. «J'ai dû partir et aller garder les chèvres pour nourrir ma famille». Avec le temps, rien ne s'arrange. Les brimades, les humiliations continuent.

Deux ans se passent avant qu'il ne puisse revoir son père. «Le FLN obligeait toutes les familles de prisonniers à venir les voir sur les bords de routes exécuter des travaux forcés. Mon père était fatigué, battu et tous avaient les lèvres gonflées. Les geôliers les obligeaient à enlever les figues de barbaries (très épineuses) avec la bouche. Je n'oublierai jamais cette image». Le seul point positif, c'est que le père de Mohamed est vivant. «Notre chance, c'est qu'il n'était pas sur ces terribles listes où les harkis étaient lapidés, égorgés ou enterrés vivant».

 

L'évasion vers la France

Il faut penser à partir, quitter l'Algérie. «Mon père avait parfois le droit à une sortie de 24 heures pour venir nous voir. À sa troisième visite, on a réussi à l'amener au consulat français de Tizi-Ouzou pour qu'il puisse se cacher et rejoindre l'ambassade à Alger. On devait le suivre un peu plus tard. Sa disparition attire le FLN dans notre maison». L'émotion est vive dans les paroles de Mohamed. «Personne de la famille ne dira mot. Même ma sœur de 5 ans, à qui on a proposé des dizaines de bonbons, n'a pas craqué». C'est enfin la délivrance. L'épique voyage à Alger, le bateau, l'arrivée à Marseille en mars 1968.

 

«Nous n'avions rien. Absolument rien. On a été accueilli par un camion militaire, direction le château Lascour dans le Gard. Là, ils vérifiaient la santé de nos pères pour voir s'ils étaient aptes à travailler dans les régions forestières, dans des camps loin de tout. Mon père était usé par la prison et les coups. Un an après, on nous a amenés à Bias, dans le Lot-et-Garonne». Des baraques, des grillages, des barbelés sont leur quotidien. «Personne ne trouvait de boulot. Il fallait même une autorisation pour que l'on puisse sortir du camp. Car c'était bien un camp fermé pour parquer les harkis».

 

L'engagement dans l'armée

Dix ans plus tard, Mohamed s'engage dans l'armée. «Malgré le racisme quotidien de certains, j'ai trouvé ma place dans cette magnifique institution qu'est l'armée. Elle ne fait pas de cadeau, mais laisse une chance à tous pour évoluer». L'homme voyage. L'Allemagne, les quatre coins de France. En temps que réserviste, il ira au Kosovo et en Afghanistan.

 

Puis la vie civile. La réussite dans la restauration rapide, la mort de son père si difficile à accepter. Une vie remplie pour atterrir là, dans le petit village d'Albine, posé au pied de la Montagne Noire. «Je suis bien ici. C'est calme. Je suis bien intégré, vraiment». Une vie d'homme qui pourrait lui apporter une fierté méritée.

 

«Non. Ma vraie fierté, c'est mon père et ma mère. Des gens droits, honnêtes, respectueux, dignes jusqu'au bout malgré cette terrible trahison qu'ils ont subie par la France, alors que nous sommes tous nés Français. C'est pour cela que je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour eux, pour l'ensemble des harkis».

 

Vincent Vidal

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 11:12

Alain Ferki, le béarnais qui a parlé au Pape François à

L' Eclair des Pyrénées 

Le message remis au pape

Rédigé en Espagnol et en Français, le message remis par Alain Ferki au pape affirme: 
" Très Saint-Père. Nous n'avons pas la même histoire, pas le même parcours, pas la même souffrance, mais nous partageons le même espoir, la même foi en l'être humain. Au nom de la dignité "

Le message est signé Alain Ferki, enfant de harki, oublié de l'Histoire de France.

ALAIN FERKI, LE BÉARNAIS QUI A PARLÉ DES HARKIS AU PAPE FRANÇOIS (6)

Le mot " Coexister " est écrit avec des lettres représentant le croissant musulman, la croix chrétienne et l'étoile de David.

ALAIN FERKI, LE BÉARNAIS QUI A PARLÉ DES HARKIS AU PAPE FRANÇOIS (6)
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-Qu'est qu'une Harka ?

C’est officiellement le 8 février 1956 que l’ordre de créer les harkas dans toute l’Algérie a été donné. des unités supplétives seront constituées dans chaque corps d’armée, à l’échelon quartier ; s’appuyant sur les unités de base, compagnies, escadrons, batteries, elles seront chargées de compléter la sécurité territoriale et de participer aux opérations locales au niveau des secteurs ; ces unités porteront la dénomination de harkas. 

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Message de remerciements de Ouarda

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       Ouarda Kacem 2

      Je tiens à tous vous remercier pour tout votre soutien, vo...tre mobilisation, je remercie tous les donateurs, vous avez fait preuve de générosité et cela m'a beaucoup touché, grâce à vous j'ai récolté assez de dons pour effectuer mon opération qui c'est déroulée jeudi dernier 02/10/2014 à Barcelone.

L'opération c'est bien déroulé, je suis maintenant mon traitement. Merci encore à tous. Ouarda.

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