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Rencontre-débat-Conférence L’émigration harkis, un rapatriement pas comme les autres du 4 Avril 2018 à Marseille (13)

- Diffusion de la Vidéo de la conférence du 4 Avril 2018

en ligne depuis le 22 Mai 2018 -

 

L'histoire des Harkis s'invite au MUCEM- Musée des Civilisations d'Europe et de la Méditerranée.

Lieu de  dialogue  des cultures port d'accueil de centaines de familles de Harkis,avant leurs départs dans un des 6 camps.

Le thème de la table ronde était

«L’émigration harkis, un rapatriement pas comme les autres»,

Accueil par madame  Florence Hudowiez  conservatrice du MUCEM

Eric Savarese (docteur en sciences politiques)

et Zahia Rahmani fille de harki (historienne d’art et commissaire d’exposition) avec son émouvant témoignage sur le parcours de sa famille.

Puis le passage par le camp de st Maurice ardoise, et son installation dans un village rural de l'Oise, le suicide de son père devant le monument aux morts de son village, un moment de silence dans la salle par respect a cette homme.

*Zahia Rahmani naît le 25 septembre 1962. Elle est issue d’une famille de dix enfants sa mère est kabyle.

*******

Son père reste en Algérie en 1962 après la guerre car sa mère est sur le point de la mettre au monde

Zahia Rahmani arrive en France en 1967, son frère aîné meurt en 1971, c'est à lui qu'elle dédie ses premiers écrits.

Elle étudie à Paris la littérature et l'histoire de l'art consacrée à l'art moderne et contemporain, dans son récit Moze, elle évoque le suicide de son père.

Elle rejoint l’INHA en janvier 2004.

Elle est une des deux commissaires de l'exposition « Made in Algéria » à Marseille.

 Présentation de Exposition...par Giulia Fabbiono Anthropologue et Chercheur en Histoire CNRS  Aix en Provence.

Harkis au Mucem 4/4/18 Giulia a exposé l’histoire et le sort des harkis, surtout ceux du Mas Thibert, c’est sa thèse. Cette jeune femme chercheuse a été très claire, quant à la complexité du sujet et à l’attitude de la France… Mais, hélas la France trahit parfois des populations qui furent des alliées… Tocqueville en parle déjà.

Parmi les intervenants qui ont parlé avec force à la fin de la table ronde, il y a eu justement Belkacem Gueroui, c’est lui qui s’occupe du musée d’Ongles où il reçoit des classes et tous les visiteurs de marque ! Il connaît le sujet à fond, il est plein de feu et d’espoir pour la génération qui vient « c’est le savoir qui les sauvera ».

Il est profondément républicain, dit-il, cependant il sait souligner les contradictions et les manquements de cette République qui lui a fait tant de mal quand elle n’est pas fidèle à ses propres valeurs humaines et à sa devise : Liberté - Egalité - Fraternité.

Son trajet de vie est vraiment très curieux : St Maximin, de la décharge des ordures au couvent royal grâce à l’intervention du curé, scandalisé de l’attitude des édiles. Ce trajet d’une centaine de personnes pourrait bien être le titre-choc d’un livre et même d’un film : « De la décharge au couvent royal !» Son témoignage plein d’émotion était bouleversant, il ne parlait pas de lui, mais de tous les autres camps si nombreux, bien trop nombreux, où furent parqués ces familles sous surveillance militaire, sans le droit de sortir librement… j’étais choquée de savoir que les morts eux-mêmes étaient refusés au cimetière du village et que plusieurs, y compris des enfants, furent enterrés dans le camp sans même leur nom ! Il a dit et répété avec force et conviction que ces camps sont des lieux de mémoire pour eux et don pour la France qui les a institués. Certes, ceux qui ne se suicidaient pas ou ne devenaient pas fous avant de sortir de la situation sont TRÈS forts.

Zahia Rahmani avait déjà bien labouré le terrain quand Belkacem a parlé, son témoignage était juste ce qu’il fallait pour que les auditeurs puissent encore plus ouvrir leurs cœurs à ces souffrances endurées spécialement par des femmes et des enfants. Des générations qui ont grandi dans le secret car les hommes parlaient peu et dans le mépris des populations… Il ne parle pas de « vengeance » mais de « revanche », il regarde vers l’avenir avec ses enfants et veut témoigner et non blesser.

Sa bonté, sa confiance dans la vie, son engagement dans sa commune en font un homme précieux et il en connait pas mal d’autres ! Pour tout ça, MERCI Belkacem

Mauricette MAZZANTI 

En préambule musical, il y avait l’ensemble de musique et chants

Ensemble de musique et chants berbères, avec Malik Ziad (mandole, guitare, chant), Mheni Benlala (basse, chant) et Hassan Boukerou (percussions, chant).

Merci au Musée des Civilisations de Europe et de la Méditerranée pour l'organisation de cette Table ronde sur une triste page de histoire de France.

Chaîne YouTube Mucem

Mise en ligne le 22 Mai 2018

Vidéo 1 h 48' 12"

Des Moments Fort à partir

de 1'20" à 18'30" de 32'55" à 37' 20"

de 43'00" à 51' 45" de 57'10" à 1 h 05' 45"

de 1 h 25' 00 à  1 h 48'12"

Rencontre-débat-Conférence L’émigration harkis, un rapatriement pas comme les autres du 4 Avril 2018 à Marseille (13)
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memoire des camps 26/05/2018 21:21

extrait de article…..très émouvant

Il se suicidera le 11 novembre 1991 après la cérémonie commémorant l'armistice du 11 novembre 1918 de la 1ère guerre mondiale.

Tout un symbole.

1962 26/05/2018 13:08

Au sujet du père de l'écrivaine Zahia Rahmani il est écrit: "Son père reste en Algérie en 1962 après la guerre car sa mère est sur le point de la mettre au monde". Voici quelques précisions.
Son père, qui n'était pas un "harki" au sens propre du terme de "combattant", était un élu municipal maire d'une toute petite commune et son père avait été assassiné. Comme des milliers d'autres, il avait été fait prisonnier par le Fln en 1962 sans jugement et en violation des Accords d'Evian comme l'explique sa fille dans son livre "Moze" publié en 2003. Mme Rahmani est née alors que son père était interné dans une prison d'où il finira par s'évader 5 ans après grâce à des complicités. Il se réfugiera à l'ambassade de France qui sera dès lors obligée de le faire quitter le pays avec sa famille. Il se suicidera le 11 novembre 1991 après la cérémonie commémorant l'armistice du 11 novembre 1918 de la 1ère guerre mondiale.
Tout un symbole.

firech 25/05/2018 23:42

Voilà pour la première fois un lien qui nous permet d'écouter une conférence/débat. C'est très important d'avoir ce retour et d'entendre aussi les bonnes interventions de Belkacem et des autres personnes venant de la salle mais dommage qu'on n'a pas leur nom. Belkacem fait d'ailleurs référence à l'intervenant qui l'avait précédé et qui a bien recadré les choses d'entrée sur la confusion "émigration et Harkis" et qui a rappelé à bon escient le parcours du modérateur ancien journaliste de la radio algérienne. Merci à tous.
Juste une petite remarque. Belkacem a fait un éloquent plaidoyer mais il a eu un propos malheureux trop familière qui risque d'amoindrir l'effet de son argumentation. C'est quand il dit crument vers la fin de sa prise de parole: "leurs médailles ils peuvent se les mettre au c..". Selon le public il vaudrait mieux éviter ce genre d'expression car ça peut être perçu comme trop vulgaire. Dommage