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Sauver la Mémoire d'un ancien Camp harkis menacé de disparaître Valbonne Sophia Antipolis (06).

Protégeons l'ancien Camp de Harkis contre l'appétit sans limite et sans scrupules des élus et des promoteurs immobiliers vers les Hommes, la faune, la flore mais aussi l'Histoire avec un grand H comme HARKI.

Le respect des dizaines de familles ayant vécus des décennies dans ce lieu après un abandon en attente d'une réparation.

 

Merci de signer la pétition afin que ce lieu devienne recueil et mémoire au Bouillides Vabonne Sophia Antipolis (cité des sciences et de la sagesse là où le futur puise dans ses racines ???)

Ahmed Alexandre Dakiche

 

 

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Ahmed Alexandre Dakiche sur le site où il a passé sa jeune... Photo P.C.

Les terrains situés aux Bouillides ont été vendus à un promoteur immobilier. Ahmed Dakiche souhaite que l'histoire de ce site fasse partie de celle de la cité

De l'ancien camp de harkis qui a perduré jusqu'au début des années quatre-vingt-dix, à l'entrée de Sophia Antipolis, il ne reste plus qu'une vaste friche en restanques où des vestiges d'escaliers mènent à quelques dalles défoncées. Seule trace d'une occupation humaine : un alignement d'eucalyptus géants et des arbres fruitiers qui font de la résistance entre les mimosas endémiques. Le lieu sert aussi de décharge sauvage pour ferrailles, gravats et déchets divers.

Pour Ahmed Alexandre Dakiche qui a passé sur ce site vingt ans de sa vie, la vision est insupportable. « Je me permets d'attirer votre attention [...] sur l'état d'abandon où se trouve l'ancien hameau forestage des harkis aux Bouillides. Plusieurs familles y ont séjourné durant des décennies avant d'en être expulsées [...] Ce lieu devrait être comme tant d'autres un lieu en hommage avec une stèle permettant à tous un recueillement » a-t-il écrit, photos à l'appui, début janvier à la mairie.

À travers la réponse de la première adjointe, Martine Bonneau qui précise que les familles n'ont pas été « expulsées » mais « relogées » à Garbejaïre, au Haut-Sartoux ou à l'Étoile du Sud, il a appris que la commune n'était plus propriétaire de ces terrains. Ils ont été vendus pour y faire des logements et des bureaux selon une décision entérinée par le conseil municipal de juin dernier.

DES SOUVENIRS INTACTS

Pour Ahmed Alexandre Dakiche cela a été un coup dur. Mais aussi une nouvelle occasion de se faire entendre car il y a désormais urgence.

« Ce que je souhaite, nous a-t-il expliqué lors d'une rencontre sur place, ce n'est pas la préservation de ce site qui a abrité des années de souffrance de mes parents et de la trentaine de familles qui y ont vécu à partir des années soixante-dix, mais que cette histoire fasse partie de celle de la commune. Que ceux qui passent devant en allant travailler à Sophia Antipolis sachent qu'ici il y a eu de la vie avant la création de la technopole!»

Lui-même, né en 1962, avec la fin de la guerre d'Algérie et l'exil forcé de ses parents, y est arrivé à l'âge de 11 ans après une décennie passée dans divers camps comme Rivesaltes ou Saint-André-des-Alpes.

Ses souvenirs de gamin sont intacts : les baraques, en dur ou en contreplaqué, mal isolées, le brasero allumé l'hiver à l'arrêt de bus pour se réchauffer, le camion épicerie qui ravitaillait le camp situé alors en pleine nature, les explosions de dynamite lors de la construction de Sophia Antipolis...

S'il reconnaît que la commune a fait « ce qu'il fallait » pour ces familles y compris la création du mémorial des combattants d'Afrique-du-Nord auCollet-d'Arbousson, Ahmed Alexandre Dakiche aimerait qu'aujourd'hui elle fasse un pas de plus. « Je crains que la troisième génération, celle de nos enfants, ne cache à son tour une souffrance si on la prive de son histoire », confie ce père de famille consultant en insertion sociale et professionnelle.

Une histoire qui s'écrit dans les cicatrices de ces restanques, certes en friche mais préservées à ce jour, dont les pelleteuses pourraient bien prochainement effacer définitivement la trace...

07/03/2017

Pour plus d'infos contact:

alexandre.dakiche@icloud.com

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le varoi 12/10/2017 12:37

bonjour
Oui il faut préserver nos lieux de Mémoire
les 75 camps de Harkis....don 69 hameaux de forestage

les 5 hameaux de forestage du département Alpes-Maritimes 06
commune Breil-sur-Roya
commune L'Escarène
commune Mouans-Sartoux
commune Roquesteron

commune Valbonne "Sophia Antipolis "
PARC de Sophia Antipolis
Sophia Antipolis, située dans le département des Alpes-Maritimes, est la plus importante technopole de France et d'Europe, fondée en 1969 par l'Association Sophia Antipolis et le groupement d'intérêt économique

Pour la préservation de ce lieu de Memoire....si vous voulez bien signer ...et faire SIGNER..
Faite passer ce message auprès de vos contacts

Nous sommes tous les GARDIENS de nos lieux de Mémoires

1962 12/10/2017 09:41

Voici un combat qui semble un peu tardif mais si toutes les associations se mobilisaient elles feraient reculer les promoteurs. D'autant plus que souvent LES TERRAINS des camps furent donnés ou aménagés en faveur des harkis AU FRANC SYMBOLIQUE. Il faudrait vérifier les délibérations municipales de l'époque sur la mise à disposition de cette parcelle à Valbonne Sophia Antipolis (06) pour le Camp harkis.
Il devrait certainement y figurer comment et avec quelles contributions de l'Etat ce Camp a été octroyé aux Harkis et à leurs familles.
Mais nous avons aussi nos amis qui étaient montés à leurs frais rencontrer le président de la République le 25 septembre 2017 qui ne manqueront pas de faire le voyage pour sauver ce lieux de Memoire en voie de disparition.
Ils pourraient aussi alerter les responsables de l'Etat dont ils ont les coordonnées et qui ont promis d'œuvrer à cette sauvegarde mémorielle.
Quant à la pétition mise en ligne, à ce jour il n'y a que 35 signatures ce qui démontre notre faiblesse alors de des centaines de mails circulent déjà sur ce sujet rejoints par cet article qui vient de paraître ici. Grave!
À suivre...