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Un hommage rendu au général défenseur des Harkis,Hélie de Saint-Marc à Bollène (84)

Un grand rassemblement a eu lieu à Bollène samedi 11 mai pour rendre hommage à Hélie Denoix de Saint-Marc, ancien parachutiste durant la guerre d'Algérie et défenseur des Harkis.

La mairie a rebaptisé la rue du 19 mars 1962 au nom de ce général. La plaque a été dévoilée dans la matinée.

Près de 650 personnes ont assisté à la projection du film "Hélie de Saint-Marc témoin du siècle" de Marcela Feraru . © Radio France - Elsa Vande Wiele

Des associations d'anciens combattants, des Harkis et leurs proches se sont rassemblés samedi 11 mai à Bollène, pour rendre hommage à Hélie Denoix de Saint-Marc, ancien parachutiste durant la guerre d'Algérie et défenseur des Harkis. La mairie a rebaptisé la rue du 19 mars 1962 au nom de ce général.

La plaque a été dévoilée dans la matinée. L'après-midi, les participants se sont rendus à la salle des fêtes de Bollène pour assister à une projection en son honneur : "Hélie de Saint-Marc, témoin du siècle" de la réalisatrice Marcela Feraru.

Les 650 spectateurs étaient très émus en sortant de la salle, à l'instar de cette Bollénoise : "C'est tout à fait ce que l'on ressent en tant que pied noir. On a tellement menti sur notre histoire que ça remet les choses à leur place." Un peu plus loin, Fatima Kefif, présidente de l'Union départementale des anciens combattants français musulmans du Rhône, a fait le déplacement de Lyon pour assister à cet hommage. "Harkis ou FLN, , ce n'était jamais un choix"", tient-elle à rappeler.

Une "belle reconnaissance"

L'organisatrice de l'événement est Rachida Amallou Amri, présidente l'association des anciens combattants français musulmans de Bollène. Pour cette fille de Harki, ce rassemblement était une belle reconnaissance : "On s'est tous retrouvés, nous enfants de Harkis, quelques Harkis, la fille de Hélie Denoix de Saint-Marc, la réalisatrice roumaine Marcela Feraru... " Cette dernière insiste sur l'importance du devoir de mémoire: "J'avais 18 quand j'ai rencontré Hélie de Saint-Marc, je ne savais pas qui c'était. Le mot Harkis on l'a entendu quand on avait 15 ans, on ne le prononçait pas car c'est comme si c'était un gros mot."

La maire de Bollène Marie-Claude Bompart était présente cet hommage au général, comme un juste retour des choses : "Le 19 mars n'a jamais été la fin de la guerre d'Algérie, ça a été le début du terrible massacre des Harkis. Il était normal qu'après tant d'années de mensonges, on revienne à la vérité."

Concernant le changement de nom de rue effectué le matin, certains anciens combattants, qui n'ont pas souhaité s'exprimer, sont très en colère.

Une exposition sur l'histoire des Harkis était à découvrir à la Cigalière samedi 11 mai. © Radio France - Elsa Vande Wiele

12/05/2019

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Guy Regazzacci 24/05/2019 22:26

Bonjour à tous,

C'est très bien cet article. Le journaliste a fait son travail, à minima et c'est peu dire.

Surtout ne pas trop se fatiguer à savoir qui était cet homme, son parcours....

Elie Benoit de saint Marc a fini sa carrière militaire avec le grade de commandant -pas général- car il a participé au putsch des généraux en Algérie en 1961 avec son unité le 1er R.E.P où il était commandant par intérim.
Condamné à 10 ans de réclusion criminelle,il est sorti après 5 ans et réhabilité dans tous ses droits civils et militaires en 1979.
Il ne voulait surtout pas que soient à nouveau abandonnés les supplétifs "Harkis" comme l'avaient été ceux d'Indochine Française et sur ordre des gouvernants de l'époque...Le pays des droits de l'homme est très sélectif dans l'octroi de ces droits; les supplétifs Vietnamiens puis les Harkis et enfin récemment les interprétés Afghans.

A 19 ans en 1941, il entre dans la résistance. Arrêté en 1943, il est déporté à Buchenwald où il est libéré par les Américains en 1945.
Il échappe par 2 fois à la mort.

Il entre à St Cyr aussitôt et son grade de lieutenant sur les épaules, il rejoint l'Indochine jusqu'à la fin et rejoint l'Algérie en 1954 et participe à l'opération de Suez en 1956.

Sa carrière est effectuée essentiellement dans les troupes parachutistes de la légion étrangère.

A son procès et au sujet de la torture pendant la bataille d'Alger, il dit : "accepter certains moyens condamnables pour éviter le pire"

Le commandant Elie Benoit de saint Marc est titulaire de 13 citations. Il a publié 10 ouvrages.

Il s'est éteint en 2013 à l'âge de 91 ans.

Ensuite pour ce qui est dit par la présidente de l'association "Harkis" dont Fatima Kelif est la présidente : "Harkis ou F.L.N, ce n'était jamais un choix".

Cela est bien sûr vrai pour certains mais, il faut dire que pour la plupart d'entre eux, ce choix pour la France l'a été en conscience, preuve en est, le nombre de Harkis au sens large, ayant servi dans les rangs de l'armée Française.
Selon moi, ce mot "jamais" est excessif.

Durant tout le conflit et notamment à la fin, il n'y a presque pas eu de désertions.
Cela est également valable pour les militaires engagés ou du contingent Musulmans.

A ma connaissance, il n'y a pas eu de militaires européens tués ou blessés par des "supplétifs"
Cela se vérifie aussi envers les civils européens vivants au contact direct des "Harkis" comme dans les S.A.S avec les "Moghaznis" où ils sont restés jusqu'à l'indépendance pour certains comme ce fût le cas pour ma famille.

Il faut noter que cela ne fût pas le cas dans le camp adverse avec un ralliement massif d'anciens membres du F.L.N tels les membres du commando Georges (presque tous tués ébouillantés dans des chaudrons).
La plupart de ceux-ci , n'acceptant pas ses méthodes qui se basaient essentiellement sur le massacre d'innocents et principalement de Musulmans,
Comme pour les Harkis plus tard, les femmes enfants et vieillards faisaient parti de cette stratégie politique...Comprenne qui voudra?

Ce qui ressort en tous les cas du comportement des Harkis, quel que soit le motif de leur engagement au coté de la France, d'ailleurs le seul pays qu'ils ont connu, c'est le respect de leur engagement allant pour plus de 150.000 d'entre eux jusqu'au sacrifice final.
Ces valeurs d’honneur et de fidélité, comme pour les légionnaires, ils les ont transmises à leurs enfants.

Quant à l'abandon du nom de la rue du 19 mars 1962, les combattants mécontents sont ceux de la FNACA, fédération communiste qui n'a jamais admis, je ne sais pour quelle raison, que le 19 mars n'était pas la fin de la guerre d'Algérie, qu'il y a eu plus de morts après cette sinistre période dont les militaires du contingent qu'ils sont censés défendre.
Il est à noter que la médaille commémorative de la guerre d'Algérie est attribué aux personnels ayant servis dans ce pays jusqu'au 1er juillet 1964?

D'ailleurs cette date n'a été officialise que bien tardivement sous Hollande en 2012, François Mitterrand, lors d'une conférence de presse en 1981, avait déclaré que la date du 19 mars ne pouvait pas être retenue pour se souvenir des victimes de la guerre d'Algérie.

Cette FNACA fait mine d'oublier les 150.000 Harkis et les milliers de Pieds Noirs morts ou disparus de même pour plusieurs centaines de militaires du contingent.

Que dire de cette attitude... Faites vous votre idée par vous même. La politique ne fait pas bon ménage avec la réalité des faits, hélas,. les Harkis en ont fait les frais; nous savons comment...

Harkamicalement.