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Harkis : lettre ouverte au fils du général Zeller, et aux historiens Gilles Manceron et Alain Ruscio

Lettre Ouverte à M. Zeller à propos des écrits de Manceron et Ruscio, publiés dans Mediapart et Harkis Dordogne

: Les Harkis (1) La responsabilité de Salan, Challes et Consorts ;

Les Harkis (2) Une affaire purement française ? 

Par Hugues Robert

Je remercie d’abord Harkis Dordogne pour avoir publié les propos de Manceron et Ruscio, écrits dans le Club de Mediapart. Cette association de harkis, présidée par mes amis Hamid Khemache et Fatiha Foudi, qui ont connu la misère et les camps, ont toujours eu le souci du débat démocratique et de la pluralité des opinions. Ils ne sont tombés dans aucun piège.

En même temps, plus qu’à Manceron et Ruscio, je vais répondre au fils du général Zeller qui s’est offusqué de cette publication sur le site de Harkis Dordogne « Ce tissu de contrevérités est si peu crédible qu'il ne peut abuser que ceux qui n'ont pas connu la réalité du terrain et l'engagement spontané de dizaine de milliers de harkis dont j'ai eu l'honneur d'être à la tête d'un commando. Plus que jamais l'Histoire est travestie mais la Vérité demeurera ! »

Mon cher lointain cousin ou oncle ; je sais que mon grand oncle, le colonel Tournaire, le frère de ma grand-mère est venu rendre visite à votre père à la prison de Tulle. Je sais aussi que son neveu, mon père, JM Robert, sous-préfet d’Akbou, en était offusqué, n'ayant pas la même vision qu'eux de l'Algérie française. Il avait une vision plus générale et de terrain. Et pour cette raison, il était tout simplement pour l'Algérie algérienne, et comme un très grand nombre de harkis, en liaison avec la France. Beaucoup sont restés même pour construire l'Algérie algérienne et de là, ont connu leurs malheurs ! c’est une vérité de terrain !

L’engagement spontané des harkis ?

Je peux comprendre votre point de vue filial, et que vous ne puissiez pas être d'accord avec le titre de l'article où les responsabilités, dépassent à mon sens aussi, celles de Salan, Challes et Zeller… qui n'ont été que les petits ordonnateurs d’une politique qui les dépassait. Leur putsch raté et minuscule l'a démontré.

On pourrait aussi parler de Papon, puisqu’il s’agit dans une République, de la seule responsabilité de l'État et du Gouvernement dans chaque époque. J'ai des courriers de Papon qui montrent ce qu’il était et comment il utilisa les harkis pour ensuite les abandonner, en Algérie et en France. Les militaires ne sont fait que pour obéir et quelques uns, rares, eurent l'honneur de désobéir, contre la torture et contre l'abandon des harkis !

Mais tout de même, les vérités d'un chef de commando que vous étiez, sont souvent dépassés parcelles des vérités historiques qui vous étaient cachés. Et Désolé de vous dire que hormis le titre de Manceron et Ruscio qui donne trop de rôles aux généraux, ils disent les vérités éprouvés face à votre sentiment d’un engagement spontané et pourquoi pas enthousiaste des harkis.

Je pourrais vous parler de l'arrondissement d'Akbou, celui de la vallée de la SOUMMAM, que je connais bien et qui étayent beaucoup des vérités de Manceron et Ruscio. L'engagement spontané, me fait sourire, surtout quand la nuit c’était le FLN qui menaçait et le jour l'armée française…

Les menaces et égorgement du FLN , jouaient aussi son rôle comme les menaces et la misère que subissaient leurs familles de la part de l'armée française. Les Zones interdites les ont plongés dans la misère ! Quand on se souvient des harkis qu'on enrôlait par force, par peur ou pour l'argent … et que certaines familles pour survivre envoyaient un fils dans le maquis et l'autre chez les français.

Quand on sait la misère des fellas, dont le 1/3 de la population était dans des camps de regroupement, et mourraient de faim et de froid (25 000 sur 105 000 habitants dans l'arrondissement d’Akbou) est une réalité que vous semblez ignorer. Je ne vous parlerais pas des villages nègres, des centres Sociaux éducatifs de Germaine Tillion que vos paires détestaient, ni des écoles, ni de l'hôpital, hospice du 16ème siècle. L'enthousiasme ou plutôt la spontanéité était dictée par d’autres lois.

Et le DOP d'Akbou (centre de torture) qui exécutait à Akbou sans jugement 60 personnes par mois, fin 1959, pas seulement des combattants de l'ALN que nous nommions fellagas, fellouzes, mais aussi des fellas pris entre deux feux... Cela pouvait être aussi des arguments d’engagement spontané !

J'ai un ami harki sauvé par mon père à qui un sergent français lui avait mis les électrodes aux couilles, qui pourrait vous raconter son engagement spontané. Je vous conseille de lire aussi le rapport du Général Parlanges et du commandant Florentin du 30 novembre 1960 sur les camps… Et ils ne sont ni des gauchistes, ni des écrivaillons de Mediapart. Ils rapportent les propos du sous-préfet Robert, qui leur rappelait que s’ils avaient libéré les camps nazis, ils pourraient regarder ceux là qui en plus d’être « Concentrationnaires », faisait chaque jour mourir un enfant de faim et de froid ... sur les 900 enfants enfermés avec leur mères et les vieux dans le camp concentrationnaire de AZIB ben Ali Cheriff.

Cela ne peut-il pas contribuer aussi à devenir Harki, pour survivre !

 

Comme je suis capable de vous énumérer village par village, le nombre de morts, de veuves, de maisons détruites que la France a fait subir dans cette vallée qui connut le Congrès de la SOUMMAM (Août 56). Pure vengeance bestiale, mais moi, comme mon père, JM Robert, sous-préfet d'Akbou, partisan de l 'Algérie algérienne, nous n'avons pas des lunettes floues ou des monocles au verre correcteur uniforme…

Je suis prêt aussi à vous fournir aussi le rapport et les preuves de l'abandon des harkis, du massacre de ceux-ci, de l'accueil criminel que nous avons commis... De Bugeaud à Robert Lacoste, de Louis Philippe à de Gaulle, en passant par Mitterrand, Guy Mollet etc etc... le racisme colonial était une réalité , à l'égard des « felouzes » comme des harkis. Je sais ,les militaires n'ont fait que leur métier, et obéir aux ordres des pouvoirs en place.

Convenez-en, il faut les laisser à leur rôle, et accuser d’abord les divers gouvernements.

Mais que diable pourquoi n 'avoir pas armé plutôt les harkis ou les avoir utiliser avant et après comme des libérateurs de leur pays ? Les intérêts des gros colons et de la France étaient plus forts que le choix d'une Algérie algérienne en liaison avec la France. On a préféré, entre la folie putschiste de l'Armée, celle criminelle de l'OAS et celle de l'indépendance vraiment algérienne des FLN modérés (Ferhat Abbas et l'akboucien Farrés) et des harkis restés sur place, choisir de livrer l'Algérie aux militaires de l'extérieur de l'ALN... tout ce qu’il ne fallait pas faire, comme l'avait souhaité le Congrès de la Soummam d’Aout 56 et le dirigeant Abane Ramdane, assassiné par ses frères.

Et oui on ne refait pas l'histoire, mais j ‘en ai marre que des militaires, des gens de droite extrême ou d’extrême droite, refassent l'histoire d’une colonisation criminelle, stupide et inique et s’approprie l'histoire des harkis, comme le FLN au pouvoir le fait depuis 60 ans… « la rente mémorielle des harkis » arrange bien le pouvoir d’Alger et la droite extrême. Et cela leur est facile puisque les Républicains et la gauche ont craché, par la même ignorance sur les harkis !

Et nous pouvons que nous féliciter d’une loi de reconnaissance et de réparation fasse jour. Enfin ! Et grâce d’abord et avant tout au combat des harkis.

Le rôle des militaires et de l’OAS dans le massacre  des harkis ?

Au regard de ce que je sais sur la vallée de la Soummam, je ne suis pas d’accord avec Manceron et Ruscio, sur le trop grand rôle donné à l’OAS et aux militaires dans le massacre annoncé des harkis.

On oublie deux choses, c’est que si 80 % de la population de « Souche Musulmane » habitait dans les campagnes, que 80 % de la population de « Souche européenne » habitait dans les villes et c’est donc Alger, Oran et Constantine, qui ont fait, puis raconté l’histoire.

Le rapport Stora si silencieux sur les harkis est parlant.

Les harkis (GAD, GMS, Moghaznis, Harkis) étaient des fellas, des petits paysans peu sensibles aux extrémistes de l'OAS et de l'armée (même souvent hostile au DOP). C’est un militant de l'OAS venant d’Alger qui a tenté de retourner en vain la harka d’Akbou.

Le FLN, Ben Bella, Boumedienne, l'Armée de l'extérieur ne furent pas innocents dans l'exploitation de ceux qui furent leur bouc émissaire ou l'alibi de leur bataille pour le pouvoir.

On oublie aussi que les rivalités de clans au sein du FLN, entre pouvoir civils et militaires, entre les modérés et les ultras, entre l'ALN et l'armée ANP, les kabyles et les arabes, les militants de l'ALN épuisés et les marsiens bien installés, aient pu fabriquer un mythe harki, mélangeant à souhait ceux qui furent juste des élus civils, des harkis cuisiniers, des harkis habitués des DOP, ou ceux des commandos de chasse, des soutiens cachés du FLN, des personnels de la sous-préfecture, des fonctionnaires placides, des Moghaznis ou des gardes champêtres.

Dès le 4 avril 61, le sous-préfet Robert avait alerté l'Élysée fort de ce qu’il avait vécu au Maroc sur le risque qu’encourraient les supplétifs et civils et ce qu’il fallait faire. Le 11 décembre 60, il en avait même parlé avec le général de Gaulle, en présence de Messaoud Badji, (prisonnier torturé jusqu’en janvier 67) Hocine Maloum, (maire massacré le 17 octobre 62) et Ali Aoudjhane (Député FLN en 62). 

La responsabilité de l’État français, de de Gaulle, du gouvernement est entière et pleine, plus que celle des militaires et de l'OAS, dont le rôle n'a été que d'utiliser encore et encore les harkis comme supplétifs de leur cause idiote d’une Algérie Française.

Ce sont les rivalités au sein du FLN, surtout dans la Willaya et ceux avec les marsiens qui prirent comme bouc émissaires des soi-disant harkis. Le massacre du maire d’Akbou et deux harkis a par exemple été fomenté le 15 octobre 62 par son meilleur ami , le député FLN , un collaborateur de l'armée Française. De même, 3 harkis ont dû dépecer un maire innocent, juste pour sauver leur peau, qu’ils ne sauvèrent pas, et que le gouvernement français avait lâchement abandonnés.

Moi je peux vous démontrer, preuves à l’appui, que Messaoud Badji qui a crée 3 harkas avec les membres de sa famille a non seulement combattu contre le FLN et son rival Abderahmen Mira, mais a aussi dénoncé les agissements de l’armée française, la torture, entres autres de 3 moudjahidin assassinés par le lieutenant Rivet. D’autres harkis ont dénoncé à mon père les conditions de vie dans les camps de regroupement, même si certains, moins de 50 sur les 2500 ; ont été des salauds sous les ordres et la protection des officiers français…

De plus, je peux vous raconter comment et pourquoi les Badji et d’autres dits harkis sont restés en Algérie en Juillet 62 et ont même présidé aux cérémonies de libération nationale, et puis comment et pourquoi, ils furent pour certains amenés dans des camps, pour d’autres massacrés et d’autres encore emprisonnés. Ils n'étaient pour l'Algérie française !

 

Manceron et Ruscio évoquent les chiffres de mon père, et s’ils ont raison sur les chiffres alarmistes et la stupide multiplication par le nombre d’arrondissement de ce sous-préfet résistant… Il avait trois camps d’extermination et avait fait exfiltrer un des témoins qui vécut à la préfecture de Périgueux. Il voulait seulement alerter et hurler son indignation sur notre complicité, et sur ce qui se passait sur son arrondissement. En janvier 63, il parlait de 150 000 tués, en mai 64 de 100 000 et conviendra plus tard entre 50 000 et 100 000.

Mais de son rapport personne, pas un historien, pas un journaliste, et surtout pas le négationniste des massacres de harkis, Pierre Daum, qu'osent citer Manceron et Ruscio, ne s’est renseigné pour avoir les sources, ni le pourquoi, ni le comment de ce rapport. « la grande majorité de ceux qui ont été à un moment ou à un autre employés comme supplétifs durant la guerre ont continué à vivre en Algérie. » Cette phrase est aussi stupide que fausse et criminelle.

Elle est négationniste, au sens où non seulement elle ne tient pas compte des massacres, ni des évasions et exfiltrations qui se sont poursuivis jusqu’en 68, et que même ceux qui ont pu rester cachés ont du quitter l'Algérie pour se nourrir.

J'ai des dizaines d’exemples de gens qui n'avaient jamais pris les armes, mais qui étaient simples employés de maison et petits fonctionnaires qui ont du partir, faute de boulot, expropriés ou mourant de faim. En 67, la situation s’est un peu amélioré à Akbou. Ce monsieur, peut être journaliste, il s’est comporté en technicien de surface ou en petit rapporteur qui tendait son micro à des gens qui en Algérie, ne pouvaient que se taire ou mentir. Ce n’est pas comprendre le pouvoir algérien. Seul le mouvement Hirak (anagramme de Harki) de 2019 a un peu délié les langues. De plus ce monsieur a été , accueilli étrangement, à Akbou, par des suppôts de l'armée au pouvoir. Même des gens autrefois au FLN, ne peuvent accréditer cette thèse. Ses propos sur mon père ne sont pas seulement stupides et ignobles, ils démontrent le fond de sa pensée et le peu d’intérêt qu’à son livre, pour un historien.

Aujourd’hui, de même qu'on devrait continuer à enquêter sur les camps de regroupement français, et leur abomination, on devrait demander au gouvernement algérien de pouvoir enquêter sur les camps et les charniers de harkis et civils, dont les 3 proches d’Akbou, dont mon père a eu connaissance. Ce serait un vrai geste et une façon de rendre honneur à ces morts abandonnés lâchement.

Aujourd’hui, après quatre ans d’enquête autour des milliers de lettres, et documents de mon père, et après avoir retrouvé des témoins directs ou des enfants , je suis en capacité de vous dire le formidable travail secret, illégal de JM Robert, Sous-Préfet d'Akbou , de Sarlat, puis de Périgueux qui sous le couvert de Jean Taullele, son ami, préfet de Setif, et de Dordogne, était en lien direct avec l'Algérie de 62 à 66. I

Ils envoyèrent de l'argent, exfiltrèrent des familles et des témoins de massacre, organisèrent des évasions. Son chef de réseau nommé Jean Picq, proche du FLN, emprisonné par les putschistes, condamné a mort par l'OAS, fut en plus d’être directeur de l'équipement à Akbou, Bejaia, Sétif et Alger fut le chef de renseignement courageux, qui soulagea des familles, exfiltra, des prisonniers et des témoins des camps d’extermination de harkis en Kabylie, et des prisons d’Alger.

Et oui, même le sous préfet FLN, son successeur, M. Semhadi qui finit en prison contribua à sauver des harkis qui avaient voulu rester pour reconstruire l'Algérie. Les Pères Blanc d’Alger et les sœurs d’Ighil Ali participèrent de ce réseau, comme les militaires au début, encore en place

Le Rapport du Sous Préfet Robert était également étayé par l'Amicale des Anciens d’Akbou, constituées de ses anciens chefs de SAS et quelques militaires (une douzaine) qui l'informaient des retours d’Algérie car 3 d’entre eux étaient au SAT- FMA (Section d’Aide Technique aux Français Musulmans d’Algérie) de Marseille et Paris.

Et ces infos travaillés recoupés étaient vérifiés en Algérie, (les 70 lettres d’échange entre J. Picq et JM Robert et les deux rencontres en France en témoignent) puis transmis au Colonel Schoen , à Germaine Tillion , Monseigneur Duval, et des relais à l Élysée, (Bernard Tricot) et à Alexandre Parodi, son ami, ambassadeur du Maroc et d’autres….

Quand j'entends certains nier les massacres, d’autres les minimiser, sans jamais s’être penché et avoir enquêté sur le pourquoi et le comment d’un rapport, entre autres celui de JM Robert du 10 janvier 63 ou de Mai 64, je peux m'interroger sur les idéologies ou les intérêts inconscients qui sous-tendent les propos de ces historiens.

Et si Manceron et Ruscio n'y échappent pas, je peux affirmer qu’ils s’approchent de la vérité du terrain, en tout cas de celle qu’a dénoncé, le sous préfet Robert, contre la torture, contre les camps de regroupement et contre l'abandon criminel des harkis, qui me fait dire mon cher cousin éloigné, Alain Zeller, que l'engagement spontané des « harkis » (dont il faudrait mieux définir les termes) est un mythe forgé par les partisans de l'Algérie Française.

Mais bientôt, sortira un livre sur l'histoire de ce préfet de la République, JM Robert, en Février 2022 je l'espère, qui a su dire NON à la torture en faisant traduire des militaires devant le tribunal militaire de Sétif, qui a dit NON aux camps en demandant d’en finir avec les camps de regroupement « concentrationnaires » et meurtriers, qui a dit NON à de Gaulle en faisant partir 70 harkis et 200 personnes en France, et en mettant en place un réseau de soutien aux harkis en Algérie de 62 à 68… sans parler de l'accueil secret qu’il a mis en place en Dordogne avec la complicité du capitaine du 1er REP, Joseph Estoup. Et oui tout n'est pas univoque et simpliste !

Nommé sous-Préfet à Akbou, en Kabylie, Jean-Marie Robert aura lutté contre le traitement injuste fait aux Harkis, y compris lorsqu'il fut nommé à Sarlat et Périgueux • © Hugues Robert

Et j'inviterais des vrais historiens, comme Manceron et Ruscio, et des égarés de l'histoire, à regarder avec les lunettes de la réalité ses vérités relatives et complexes, d’une guerre coloniale qui faisait dire à mon père, JM Robert, que « philosophiquement, moralement et intellectuellement, c'était un non-sens et contre-nature, notre présence en Algérie ».

Il ajoutait dans une lettre à Michel Poniatowski, le 4 avril 1962 : « Pour te citer mon seul arrondissement (pilote, il est vrai) de 105 000 habitants, j'ai disposé en 1961 de trois milliards six cent dix millions. Nous avons plus fait en trois ans qu’il n'a été réalisé en 130 ans »...  tout cela pourra être inauguré sur le thème « le colonialisme n'a rien fait, l’indépendance réalise ».

Hugues Robert

11/10/2021

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R
Manceron cite Stora qui n'a aucune légitimitë pour parler des harkis. Des chercheurs plus sërieux comme Iacono donne le chiffre de 80000 à 150000 tués le ministère de. La défense corrobore ce chiffre officiellement dans une note de 1977
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K
Bonjour,

Merci à Hugues Robert pour cet excellent article.
Je souscris totalement à ce qui est écrit et je vous remercie pour votre rectitude d'esprit.
Concernant les chiffres des harkis massacrés en Algérie, les chercheurs s'accordent sur un chiffre allant de 50.000 à 150.000.
Manceron et Ruscio avancent le chiffre minimaliste de 10.000 harkis massacrés en citant B. Stora qui à ma connaissance n'est pas un grand connaisseur des harkis.

KD Bouneb
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