20 Février 2026
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Michel Mekhalfi, la tête pensante de cette journée, et Charles Tamazount, le conférencier. DDM Lucien Mercier
L’histoire entre le Lot-et-Garonne et l’Algérie est ancienne. Les traces douloureuses de la guerre franco-algérienne (1954-1962) sont encore palpables dans notre département où, à l’issue du cessez-le-feu du 19 mars 1962, plus d’un millier de harkis furent parqués dans le camp de Bias (CARA). Un conflit qui se prolonge entre besoin de mémoire et exigence de réparation. Une tâche chère à la jeune association "Mémoire harkis du camp de Bias" qui vient d’organiser, dans la salle Yves-Mourgues, une journée exposition et conférence marquée par une forte mobilisation du public. Le matin, quelque 50 personnes ont visité l’exposition départementale et celle de l’association. L’après-midi, à l’heure de la conférence suivie d’une table ronde, les 150 chaises installées étaient occupées.
Dans ses propos de bienvenue, le président de l’association, Michel Mekhalfi, rappela la volonté de son équipe de voir aboutir la création d’un lieu de mémoire sur la commune, afin de préserver et de transmettre l’histoire des harkis et de leurs familles.
Place fut laissée au conférencier Charles Tamazount, juriste et président fondateur du Comité Harkis et Vérité, qui disserta sur le thème "Le camp de Bias devant la justice". Après avoir évoqué la légitimité du droit à réparation, au-delà de la reconnaissance déjà acquise, il retraça les différentes étapes administratives et judiciaires de ce long combat illustré par les avancées obtenues en dépit des obstacles rencontrés.
Quel droit à réparation pour les victimes du camp de Bias ? Un sujet souvent abordé dans d’autres sphères, sur lequel se prononcèrent ensuite trois intervenants. Président de l’association Génération Harkis de Valras-Plage (Hérault), Mohamed Djaffour insista sur son engagement dans l’accompagnement des victimes harkies face à l’administration ou aux propos diffamatoires et outrageants.
À son tour, Foudil Cheglibi, président de l’association Harkis et enfants de harkis de Pau, mit en exergue l’inertie constatée au sein de la communauté paloise, son engagement auprès des pouvoirs publics, son ouverture vers les associations caritatives et les actions de soutien scolaire instaurées. Il plaida sur l’importance du devoir de neutralité et de non-politisation.
Le mot de la fin sera pour Joël Combres, fondateur de la revue Ancrage, qui parla des flux migratoires en Lot-et-Garonne, dont celui des harkis. À ses yeux, reconnaissance et justice sont nécessaires.
Une journée à marquer d’une pierre blanche pour la qualité de l’organisation et la sérénité des débats dans un esprit de fraternité et de partage autour du verre de l’amitié.
20/02/2026
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https://www.harkisdordogne.com/
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