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Ould-Abbès : «Le dossier du retour des harkis est entre les mains de Bouteflika»

Des harkis célébrant leur Journée en France. D. R.

Par Hani Abdi – Le secrétaire général du FLN, Djamel Ould-Abbès, assure que «le dossier du retour des harkis en Algérie est entre les mains du président de la République, Abdelaziz Bouteflika». Interrogé, en marge d’une cérémonie organisée à Alger, sur la demande du président français, Emmanuel Macron, relative à la question des harkis, Djamel Ould-Abbès estime que la question dépasse son parti et relève des seules prérogatives du président de la République.

Cela tout en affirmant que «le harki restera harki pour l’éternité en raison des crimes qu’il a commis contre son peuple».

Djamel Ould-Abbès répond indirectement au président français, Emmanuel Macron, qui, en évoquant le dossier de la mémoire, a appelé à des gestes de part et d’autre, en citant, entre autres, les harkis, qui sont toujours interdits de revenir en Algérie.

«Je pense que c’est important que l’Algérie fasse des gestes à l’égard de ceux qui sont nés en Algérie et qui veulent pouvoir y revenir. Je pense que ça serait un geste fort de réconciliation», avait-il affirmé mercredi dernier à Alger, en demandant indirectement aux autorités algériennes de permettre aux harkis de «pouvoir revenir» en Algérie. «Aujourd’hui, en fin d’année 2017, on doit pouvoir savoir regarder ensemble de manière apaisée tout ça. Je ne dis pas que la solution est facile. Je sais qu’il y en a qui ont encore ce traumatisme, mais je dis qu’on doit pouvoir ensemble, étape par étape, régler chacun de ces problèmes et dénouer les choses», avait-il ajouté.

Par sa déclaration, Ould-Abbès entretient le doute sur la suite à donner à ce dossier. Les harkis, qui ont constitué un lobby en France, ne cessent de faire pression sur les gouvernements successifs français depuis 1962 de presser Alger afin de leur permettre de retourner dans le pays. Une demande à laquelle les autorités algériennes n’ont jamais accédé.

R. A.

Djamel Ould-Abbès « Personne ne nous dicte ce que l’on doit faire », a-t-il soutenu à ce sujet. Pour rappel, quand il s’est agi de parler de l’Histoire et de la mémoire, le président français avait insisté à Alger sur «la réconciliation des mémoires», mettant sur le même pied d’égalité les moudjahidine, les chouhada et leurs descendants avec les harkis et les pieds-noirs.

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