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Agen. Que veulent les fils de harkis ?

Grève de la faim à Agen
Boaza Gasmi 3
      Boaza Gasmi était toujours campé sur son «poste de grève», face à la préfecture.
/ Photo Morad Cherchari

 

Boaza Gasmi, le président du comité national des harkis, entame ce soir sa deuxième semaine de grève de la faim, devant la préfecture à Agen. En maintenant des revendications qui oscillent entre «reconnaissance «et «réparation».

 

Sauf si un événement, pour l’heure imprévu, se produit dans la journée, susceptible de mettre fin à son action, le Saint-Vitois Boaza Gasmi attaquera ce soir sa deuxième semaine et huitième nuit de grève de la faim, installé devant son fourgon place Armand-Fallières juste devant l’entrée de la préfecture à Agen. On sait que le président du comité national de liaison des harkis réclame un entretien avec le président de la République «en personne» (nos précédentes éditions). On sait aussi que son comité souhaite soumettre au chef de l’État les revendications de la communauté. Mais entre le désir de reconnaissance du drame subi et la réparation financière de son préjudice, on ne sait pas toujours ce qui prime dans le cahier de doléances de ces fils de harkis.

 

Les parlementaires lot-et-garonnais sont allés ces jours derniers à la rencontre du gréviste. La directrice de cabinet de la préfecture de Lot-et-Garonne l’a reçu. Dans un communiqué publié en fin de semaine dernière, elle dit lui avoir proposé une nouvelle audience avec le ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif, qui avait déjà reçu en mars des membres du comité de liaison.

Refus de Boaza Gasmi qui déclarait hier que «le patron, c’est Hollande» et que «c’est lui qui doit dire à Arif ce qu’il doit faire». Le Saint-Vitois ajoutant : «Hollande a reçu tout le monde, tous ceux qui revendiquaient ou réclamaient quelque chose. Les paysans, les homosexuels, les familles des otages, même une femme qui cherchait un boulot et ne représentait personne sinon elle-même… Et nous, il refuse ! Alors je pose une question au Président : Voulez-vous nous recevoir ? Si vous ne le voulez pas, dites-le et demain je lève le camp d’ici et alors on saura comment jouer. On tapera au-dessus, au niveau de l’Europe. Boussad Azni (l’ancien président du comité décédé en décembre 2012) voulait le faire. Nous, nous le ferons».

 

Les quelques amis de la communauté qui visitent le gréviste acquiescent, les banderoles accrochées au tour des arbres et sur les murs se multiplient. L’issue est proche. On ne sait encore laquelle...

 

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«On n'a pas fini d'entendre parler de nous»

 

Quelle que soit l’issue de la grève de la faim que mène le président du comité national de liaison, la question harkie risque bien de rester sur le devant de la scène, au moins lot-et-garonnaise, pendant quelque temps. Ce mercredi, déjà, la «journée nationale» instituée il y a dix ans par le président Chirac, va mobiliser sur le site de l’ancien camp de Bias. Et la requête de Gasmi ne restera probablement pas sans réponse, qu’elle soit positive ou pas.

 

De plus, les choses ne sont pas si simples au sein de la «communaté» harkie elle-même, certaines associations lot-et-garonnaises regroupant de adhérents de la deuxième génération ne partageant pas toujours, euphémisme, les positions revendicatives du comité national de liaison.Récemment, à Casseneuil, une réunion s’est tenue regroupant «toutes les associations». Qu’en est-il sorti ? Les intéressés n’ont pas souhaité communiquer à ce sujet, mais on sait que les divergeneces ne sont pas éteintes entre ceux qui prônent le «combat» pour la satisfaction des revendications et les autres qui préfèrent axer leur action sur la valorisation de l’héritage culturel. Deux visions qui ne sont pas encore rapprochées.

Article Source : La Dépeche.fr 

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  l'Association Départementale Harkis Dordogne Veuves et Orphelins , et le site http://www.harkisdordogne.com/ Périgueux

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