Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Retour des Harkis en Algérie: le gouvernement français affirme ne pas « lâcher l’affaire »

«Le gouvernement Français n’a pas abandonné la question des Harkis», a affirmé hier le ministre des Affaire étrangères français, Jean-Yves Le Drian, dans sa réponse à la question d’un député de la majorité présidentielle qui l’avait interrogé, le mois de mai dernier, sur le droit des Harkis à «retourner dans leurs pays, l’Algérie.»

Selon le ministre français, «le dossier est toujours au centre de discussions avec les autorités algériennes et le gouvernement français ne l’a pas abandonné. Il fera son mieux pour résoudre cette question est permettre de préserver le droit des harkis à retourner dans leurs pays.»

Ces dernières temps, la question du retour des harkis en Algérie se pose avec acuité en France. Des politiques en multiplient les actions pour mettre la pression sur leur gouvernement.

Si cette question suscite un débat en hexagone, en Algérie, elle demeure «tabou.»  Les autorités algériennes opposent un refus catégorique et affirment que la question n’a jamais été posée, du moins à en croire le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni.

De son côté le leader de l’Organisation nationale des enfants de chouhada, Tayeb El Haouari, estime que le gouvernement français tente de fuir le vrai débat, celui de «la reconnaissance des crimes contre l’humanité commises par la France coloniale.» Selon lui, la France «ne veut pas se réconcilier avec son histoire» et sort à chaque fois le dossier des « harkis » pour alimenter le sentiment de « haine » qui caractérise les relations entre les deux pays.

A.B.

08/07/2018

*******

Cliquez sur l'

- Les commentaires, qui ne sont pas accompagnés d'adresses Email valide... ne sont pas retenus -

 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Bob 16/01/2020 06:57

Mais pourquoi vouloir aller en Algérie, c'est un pays de m....! rempli de fainéants, qui ne pensent qu'à venir en France pour voler ou toucher des alloc! Ils ont voulu leur independance, qu'ils.nous foutent la paix. Je suis enfant de harki et je remercie mon pere d'avoir choisi le.bon camp sinon on serait en train de bouffer des cailloux comme ces blėdars .

benali 13/07/2018 11:14

Concernant les raisons pour lesquelles certains harkis sont refoulés et d'autres non
1) Les habitants de la région d'origine en Algérie ont signalés les harkis au fnl.
2)) Des membres de la famille occpent des postes sensibles là-bas.
3)Les listes établis sont incomplètes et aléatoires.

sadouni 11/07/2018 23:29

Bonjour Guy, je lis souvent vos écrits et j’apprécie votre sensibilité à l’égard des harkis. Vous me rappelez beaucoup ceux que j’ai connue là-bas et avec qui j’ai eu des liens très forts. Mais le destin a voulu changer notre monde. Vous parlez de certains harkis qui ont la double nationalité, hélas ! oui. Je pense que le gouvernement français porte une lourde responsabilité, car c’est bien lui qui laisse faire cet arrangement juste pour avoir la paix. Je sais aussi que parmi ces harkis qui vont en Algérie, il y a ceux qui se rendent là-bas uniquement pour revoir leurs familles et rien d’autre. Amitiés.

Guy Regazzacci 11/07/2018 21:59

Bonjour monsieur Sadouni,

Votre lettre est pleine de sagesse.

Je pense que le gouvernement Algérien profite de "NOTRE" faiblesse à son égard. Nos gouvernants successifs ont toujours baissé la tête et continuent.
Si nous savions nous montrer fermes en refusant les visas aux AUTORITÉS Algériennes qui viennent se soigner ou acheter des biens en France (au cas ou) je pense que cela changerai la donne.

D'un autre coté, je connais des Harkis qui ont opté pour la double nationalité sur les conseils du consul d'Algérie en personne. Certains sont refoulés, d'autres non, je ne comprends pas très bien pourquoi?

Toujours est-il qu'on ne peut rien attendre d'un régime dictatorial qui mène l'Algérie à sa perte, hélas.

Courage à vous, monsieur Sadouni.

Bien à vous.

sadouni 11/07/2018 14:00

Brahim Sadouni Rouen le 24/10/ 2017



Ci-joint la copie de ma lettre que j’ai adressée aux Députés :


A
Monsieur le Député Damien Adam, -Monsieur le Député Guy Teissier, Monsieur le Député Éric Ciotti :

Monsieur le Député,

Je souhaite attirer votre attention sur la libre circulation entre la France et l’Algérie pour nous autres harkis, cela me concerne directement. Voilà bientôt 54 ans que je n’ai pas revu ni ma famille ni mon pays !
Pour information : En 1975, je suis retourné en Algérie et la douane algérienne m’avait refoulée.
En 2005, Pierre Albertini maire de Rouen, avait sollicité ma présence en tant qu’élu parmi les autres collègues qui devaient se rendre en Algérie pour un éventuel jumelage entre la ville de Rouen et la ville de Batna dans les Aurès (Algérie).
Mais, le consulat d’Algérie de l’époque avait refusé que je sois intégré à cette délégation, prétextant à Monsieur le maire que j’étais (persona non grata) ! Vu mon passé de harkis !
Concernant ma personne, j’avais servi dans les harkis à l’âge de 17 ans, j'étais encore mineur ! Mais, pour le consulat d’Algérie, je devais quand même demander pardon à l’Algérie pour avoir servi le colonialisme français. Ce n’est que sous cette condition que je pourrais obtenir un visa pour aller revoir ma famille et mon pays. J’avais refusé de me plier à cette humiliation inacceptable et inhumaine !
Refusant également ce choix sélectif, Monsieur Albertini avait tout simplement annulé ce jumelage.
En 2012, je souhaitais retourner pour être présent à l’enterrement de mon frère décédé à l’âge de 61 ans que je n’avais pas revu depuis 1964. Là aussi, j’ai dû essuyer un rejet catégorique de la part du consulat pour avoir un visa.
Donc voilà où nous en sommes aujourd’hui !
Malgré mes écrits au président Sarkozy et au président Hollande, je n’avais jamais eu de réponse favorable de leur part pour dénouer la situation qui dure maintenant depuis 54 années.
Je suis arrivé en France au mois février, j’avais 21 ans, aujourd’hui je suis âgé de 75 ans et je ne comprends toujours pas cet acharnement violent et cruel ! Comment peut-on continuer à punir des gens victimes d’une guerre qu'ils n'ont pas choisis malgré toutes ses conséquences ?
Monsieur le député, pouvez-vous intervenir auprès du gouvernement pour dénoncer cette injustice infâme ? Pouvez-vous dénoncer ce mépris abominable que subissent des citoyens français ? Pouvez-vous aussi dénoncer le silence observé par nos politiques depuis des décennies ?
Ce qui me choque c’est de voir les autorités algériennes continuer à s’acharner en nous refusant le droit de retourner dans notre pays d'origine pour revoir nos familles restées là-bas et cela se fait uniquement dans un esprit de vengeance !
Pourtant la France n’a jamais refusé un visa à un algérien par ce qu’il avait servi dans les rangs du FLN ! Pourquoi y a-t-il deux poids et deux mesures ?
Il me semble que la guerre est bien finie depuis bien longtemps et qu’il faut tourner la page définitivement.
Dans l’attente de vous lire, je reste à votre disposition au cas où vous souhaiteriez avoir davantage de renseignements me concernant.
J’espère avoir attiré votre attention et vous prie, Monsieur le Député, d’accepter mon amitié et mon respect à vous et à votre fonction.

Brahim Sadouni.




PS : J’espère que nos politiques finiront par comprendre que leur silence est une faiblesse face à ceux qui n’ont jamais cessé d’avoir de la haine. S’ils ne sont pas capables d’emmener l’humanité au Paradis, peut-être pourront-ils lui éviter au moins l’enfer.