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Fils de harki et gréviste de la faim à la tour Saint-Martin à Vendôme (41)

 

« Qu’on me dise comment je peux faire valoir mes droits », interpelle Slimane Taibi. © Photo NR

Assis immobile sur le banc face à la sous-préfecture, il attend. Hier, à 11 h, Slimane Taibi a commencé une grève de la faim. Au pied de la tour Saint-Martin, il fixe l’horloge qui égrène les heures et se souvient de son passé douloureux au Havre, dans les baraquements de Graville réservés aux familles de harkis qui revenaient d’Algérie.

Avec sa compagne Aurélie à ses côtés, il remonte le temps. « Je suis né en 1960 là-bas mais j’ai peu de souvenirs. A 7 ans, après le décès de mon père qui restait les yeux dans le vague comme ne comprenant pas ce qui lui arrivait depuis son départ de Bou Saada, au sud d’Alger, j’ai été placé dans un foyer. Il parait que ma mère, française, née dans la Somme, n’était pas capable de nous élever, mon frère, ma sœur et moi. Mais je n’ai plus aucune photo de cette période, aucun souvenir et, aujourd’hui, ça me manque. J’ai beau être suivi par une psychologue, j’ai besoin de voir le sacrifice de ma famille reconnu alors qu’on me traite encore de fils de traître. Que l’État français assume sa responsabilité… »

Pour cet ancien militaire, devenu agent de sécurité, aujourd’hui handicapé à 80 % à la suite d’un accident de travail, domicilié depuis trois ans à Vendôme, l’annonce d’un fonds d’aides financières le 25 septembre dernier par la secrétaire d’État auprès des Armées, lors des Journées nationales d’hommage aux harkis (*), a fait l’effet d’une bonne nouvelle.

« Mais mes demandes se heurtent à des murs et les réponses à mes courriers sont vides d’informations. » Et de montrer des articles de presse faisant état de ce projet ou encore de cette décision du Conseil d’État du 3 octobre dernier, qui condamne l’État à verser 15.000 € à un fils de harkis né en 1963 dans le camp de Rivesaltes (Pyrénées orientales) puis ayant grandi dans celui de Bias (Landes) jusqu’à ses 12 ans. Slimane Taibi conclut : « Pourquoi pas moi ? »

Contactée hier, la sous-préfecture n’avait pas encore eu connaissance de la situation de Slimane Taibi. (*) Parmi les annonces, figure le déblocage d’une enveloppe de 40 millions d’euros sur quatre ans.

27/11/2018

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1963 29/11/2018 16:45

services sociaux oui l onac non
ils aident que les parents

Amrane 28/11/2018 19:23

bonsoir a tous,y a t'il une association de HARKIS dans la ville ou le département? il faut l'orienté vers lonac.
et les services sociaux de la ville,et faire le point de sa situation.
bon courage .

Foudi 28/11/2018 18:39

Bsr que les Harkis du 41 le soutiennent dans ses démarches en se rapprochant de L ONAC de leur departement. Merci a vous.