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La stèle de la discorde des harkis de Châlons-en-Champagne

La stèle de la discorde des harkis de Châlons-en-Champagne

Brahim Abdelhafid sur l’emplacement de la future stèle qui rendra hommage aux familles de harkis installées à la Bidée.

Deux associations sont en désaccord total sur l’emplacement de la future plaque en hommage aux familles qui se sont installées à Châlons à partir de 1962. 

Il paraît que l’union fait la force. Si tel est le cas, l’Assafa et la Sikrah, les deux associations de harkis de Châlons-en-Champagne ne répondent pas à cet adage. Les deux collectifs s’opposent sur l’emplacement d’une stèle qui doit être installée prochainement au quartier de la Bidée pour rendre hommage aux harkis qui se sont installés sur place à partir de 1962.

Au-delà de cette querelle, il y a bien une rivalité entre les deux associations. Pourquoi ? Difficile à dire. Une incompréhension ? Un conflit de génération ? Une histoire de personnes ? Probablement un peu de tout cela.

Ce qui est sûr, c’est que le sujet est sensible. À la suite de notre précédent article, plusieurs associations du sud de la France n’ont pas hésité à contacter la rédaction, tout comme Jean-Marie Foggea, conseiller délégué aux fêtes et cérémonies de Châlons.

Les uns et les autres s’accusent de tous les maux, à coups de lourds sous-entendus, mais jamais officiellement.

Toujours est-il que les deux présidents se disent prêts à travailler ensemble. « Nous voulons le rassemblement, pas la division. Je suis fatiguée par tout cela. D’ailleurs, j’ai invité M. Abdelhafid, président de l’Assafa, au café débat de mon association, au mois d’avril pour lui tendre la main. Mais je n’ai pas eu de nouvelles », raconte Khira Taam, à la tête de la Sikrah.

La stèle à l’origine de la querelle, sera érigée à proximité de la mosquée, à l’endroit exact où se situait le bâtiment historique, depuis détruit.

Mais voilà, l’emplacement en question se trouve sur un terre-plein au milieu d’un parking, ce à quoi s’oppose Khira Taam : « Les membres de mon association et nos sympathisants ne cautionnent pas la décision prise. Ce n’est pas une façon digne de rendre hommage à notre communauté. J’ai donc proposé de faire poser une plaque sur le monument AFN, près de la cathédrale ». Ce à quoi rétorque Brahim Abdelhafid : « Les harkis n’ont jamais vécu dans ce quartier et en plus de cela, mettre une plaque sur ce monument n’est pas une bonne idée parce que personne ne verra rien.

L’emplacement choisi par la mairie l’a été après une concertation de tous les habitants du quartier dans les années 2000.

À l’époque, tout le monde était d’accord. »

Des déclarations validées par Fatima Djemaï, ajointe de Benoist Apparu. « La décision ne date pas d’hier. Elle a été prise pendant le mandat de Bruno Bourg-Broc, entre 2001 et 2008.

Dans un premier temps, nous avions envisagé de poser une stèle sur les murs de l’ancienne mairie annexe mais c’était impossible à faire. Nous avons ensuite validé le choix d’une stèle devant la mosquée, qui est un endroit qui a du sens, historiquement et culturellement.

À ce moment, il n’y avait qu’une association, celle de M. Abdelhafid. Madame Taam a le droit de donner son avis en tant que présidente d’association mais la décision a été actée, on ne peut pas revenir dessus. »

L’union fait la force, mais ce n’est pas pour tout de suite.

25/05/2016

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R
Bonjour,<br /> <br /> Libre à soi d'avoir un avis et de l'émettre. Mais, lorsqu'il y a des divergences, cela doit se régler hors public et médias. Sinon, et une fois de plus "les Harkis" vont être désignés comme des personnes n'étant pas capables de résoudre leurs problèmes entre eux et sont et seront de ce fait décrédibilisés aux yeux des autres, et surtout de ses détracteurs. Quelle haubaine pour eux.<br /> <br /> Harkamicalement.
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M
Bien au contraire , il faut qu'il y ait des divergences d'idées au sein d'un groupe , c'est la démocratie en plus d'être une grande richesse , mais un moment donné , il faut savoir s'entendre , s'unir , se rassembler autour des idées communes et laisser ainsi les divergences de côté .<br /> Savoir agir ainsi publiquement est une démonstration de force car on affirme ainsi haut et fort " regardez nous , malgré nos différences d'opinion , malgré nos désaccords parfois , nous savons nous unir quand il le faut , nous entendre sur l'essentiel et ne parler que d'une voix " .<br /> Un groupe , un mouvement , un parti ou une communauté n'est crédible qu'à travers sa capacité à s'unir et à montrer sa force .
M
Triste illustration de la désunion harkie ! , au moment ou les peuples s'unissent et tentent de se réapproprier l'espace publique confisqué par les états .<br /> <br /> S'il n y pas d'entente possible entre ces 2 personnes , il appartient alors aux membres ( s'il en existe ) de ces deux associations de reprendre la main et de les déclarer hors jeu .<br /> <br /> A bon entendeur .
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R
Bonjour Monsieur, <br /> J'ai déjà eu l'occasion de "discuter avec vous. Je viens de faire un commentaire sur cette lamentable désunion étalée au grand pubic. Ce que vous dites est fort juste. Faire des assemblées extraordinaire, distituer les présidents et éssayer de rassembler les 2 associations pour que l'Union se fasse, au délà des personnes, seule"La CAUSE HARKIE" doit primer. <br /> Harkamicalement votre.