4 Décembre 2025
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Vestige où Fatima Nezaï a vécu dans des conditions insalubres avec sa famille dans le Lot-et-Garonne. Un lieu pas encore détruit, mais dont la disparition pourrait effacer les souvenirs de ceux qui n’ont pas vécu dans les camps. photo F. N.
Le samedi 15 novembre, l’association AFFFHELA (Association de Femmes/Filles/fils de Harkis et Leurs Alliés) a convoqué une réunion à Foulayronnes (47). Elle était soutenue par plusieurs associations du Lot-et-Garonne (Messieurs Badi, Gasmi, Azni ; Pyrénées-Orientales, M. Mimouni), ainsi que par plusieurs personnes, descendants de soldats harkis qui ne sont pas passés par les camps et qui étaient invitées à témoigner sur leur parcours de vie…
" En effet, le 20 septembre 2021, le président Macron n’a reconnu que les personnes ayant transité par les camps et a ignoré ceux qui ont vécu hors des camps, déclare la présidente de l’AFFFHELA, Fatima Nezaï. Les participants témoignent de traumatismes d’une extrême violence psychologique aux témoignages récurrents : extrême pauvreté, vie dans des taudis, harcèlement de la part des élèves et maîtres d’école en raison du manque de matériel scolaire ou vestimentaire, arrêt de la scolarité alors que certains étaient d’excellents élèves. Mais aussi du racisme : d’un côté, c’étaient des insultes, de l’autre, des traîtres. Ces conditions ont engendré de lourdes difficultés sociales, notamment pour trouver du travail ".
Et Fatima Nezaï d’ajouter : " Je pense aussi aux enfants ayant transité par les cités urbaines, tels que les quartiers Nord de Marseille, les Yvelines, Dreux, Roubaix… qui ont subi les représailles des gens issus de l’immigration. Nous, les enfants des soldats harkis des villes, avons de graves séquelles psychologiques pour certains. Nous n’étions que des enfants ! Beaucoup en sont morts ", dénonce Fatima Nezaï. " Le gouvernement de l’époque a jeté nos parents en pâture dans un pays dont ils ne connaissaient ni la langue ni les traditions.
Nous n’avons jamais vu un documentaire ou un livre concernant les harkis des villes, comme si on voulait nous enterrer vivants ! " C’est pour cela que moi, Fatima Nezaï, présidente de l’AFFFHELA, soutenue par les associations présentes ainsi que par des participants, j’ai décidé, ce 15 novembre à Foulayronnes, de créer un nouveau mouvement : le GNR2TDH (Groupe national de reconnaissance et de réparation pour tous les descendants de Harkis)." Une réunion nationale va être programmée dans les prochains mois, en présence de plusieurs personnalités politiques de tous horizons et de toute la communauté harkie. " La France ne peut se contenter de reconnaître une partie seulement de ces enfants et considérer les autres comme illégitimes ", conclut Madame Nezaï.
28/11/2025
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https://www.harkisdordogne.com/
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