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'Je n'y crois plus trop' : les familles de harkis découragées par les recherches de leurs proches disparus à Perpignan (66)

Le camp de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales

Une nouvelle réunion s'est tenue ce mercredi soir à la préfecture des Pyrénées-Orientales avec des familles de harkis. Les autorités ont confirmé que les dépouilles de leur proches exhumées du cimetière du Haut-Vernet se trouvaient probablement dans l'ossuaire collectif du cimetière de l'Ouest.

" J'ai été déçu d'apprendre que tous les ossements avaient été mélangés." Boudjéma Almaboudi avait 13 ans quand son grand frère de 16 ans a disparu du camp de Rivesaltes en 1964, alors que les harkis étaient internés au camp après la guerre d'Algérie. Boudjéma Almaboudi n'a jamais revu son frère. Il a appris il y a quelques mois seulement qu'il était mort à l'hôpital de Perpignan, et enterré dans le cimetière du Haut-Vernet. Boudjéma Almaboudi est donc venu de Lyon ce mercredi, avec l'espoir d'en savoir davantage.

En septembre, les familles avaient appris que près de 70 sépultures de harkis avaient été retrouvées dans deux cimetières de Perpignan. Il s'agit majoritairement de personnes décédées à l'hôpital dans les années 1960. Réunies lors d'une nouvelle réunion ce mercredi à la préfecture, les proches ont obtenu la confirmation que les dépouilles du Haut-Vernet avaient été très probablement déplacées dans les années 1970 vers l'ossuaire du cimetière de l'Ouest.

" C'est quasiment impossible de retrouver les dépouilles de nos proches "

Le maire de Perpignan Louis Aliot assure que les démarches se poursuivent pour faire ouvrir cet ossuaire et permettre de dater les ossements qui s'y trouvent, comme cela a été fait à Rivesaltes" Mais c'est un ossuaire qui compte d'autres dépouilles et pas seulement celles des harkis ", note Marie Gougache, dont la sœur est morte au camp de Rivesaltes. Elle est porte-parole du collectif des familles de disparus de Rivesaltes et de Perpignan. " On arrive toujours aux réunions en espérant des réponses, et puis non. Toujours pas. "

Boudjéma Almaboudi confirme cette déception. "Je n'y crois plus trop. Ça fait des années qu'on déverse de nouveaux ossements dans cet ossuaire. On nous dit que les analyses vont avoir lieu, mais c'est quasiment impossible de retrouver les dépouilles de nos proches."

La mairie de Perpignan s'est également engagée à sanctuariser l'espace où sont enterrés les disparus au cimetière de l'Ouest, en installant des plaques avec les noms des défunts.

4/12/2025

- Pour information la vidéo de Rivesaltes (66) 1'35" -

C-est-ici.gifhttps://www.harkisdordogne.com/ 

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D
en ce qui concerne les morts, c'est pareil pour tout le monde en ces années. au bout de 10 ans, parfois 15, les ossements sont mis dans des sépultures, bien rangés, c'est pareille pour tous, il aurait fallu pouvoir chercher plus tôt; mais ils sont près de DIEU, et c'est le principal.<br /> Tous ces maux, vous les devez au Général de Gaulle, pareil pour les pieds-noirs, entassés meurtris sur le port de Marseille, et le socialiste riche,propriétaire du journal la Marseillaise, Mr Gaston Defferre, avait titré sur son journal "" que les pieds noirs aillent ailleurs, que sur mon port, pleurer.<br /> S'il n'y avait pas eu de valeureux capitaines qui ayant désobéi au Général, et ayant rapatrié les harkis, il y aurait plus personne pour rappeler leur souvenir.<br /> <br /> Il faut dire que nul ne savait, leur désarroi fut connu vers les années 1975.
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