26 Septembre 2023
- Article complet -
- Un sujet politique toujours miné -
- Extrait -
Cette nuit-là, celle du 14 février 1963, la petite Tassadit Brahmi, 4 ans, avait de la fièvre. Dans la baraque du camp de harkis de Saint-Maurice-l’Ardoise, dans le Gard, elle gisait sur le lit, avec ses frères et ses sœurs, près de ses parents. Elle délirait. « Arrête de parler comme un bébé », avait dit la mère, épuisée. A un moment, les mots confus ont cessé. On pensait que la petite s’était enfin endormie. « Le matin, comme elle restait immobile, je lui ai bougé la tête. Je lui disais, réveille-toi, on va aller jouer. Arrête de faire des blagues », se souvient sa sœur Selidja, qui avait 5 ans à l’époque. Mais Tassadit était morte. Dans l’après-midi, les militaires sont venus la chercher. Ils l’ont enterrée à la va-vite dans un terrain vague, à côté du camp.
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- " En fait personne voulait de nous même dans les cimetières " -
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- Une mort recouverte de silence -
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- Des enfants nuages -
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