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Les harkis veulent ne pas être exclus du travail mémoriel sur les relations entre France et Algérie

Photo prise le 18 mars 1956 en Oranie d’une harka (division de harkis) composée d’Algériens désireux de combattre les rebelles du Front Libération Nationale (FLN), formés et armés par l’armée française pendant la guerre d’Algérie. : AFP

Les harkis demandent un travail « sans parti pris idéologique, ni falsification » à l’historien Benjamin Stora chargé, avec un expert algérien, d’une mission sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie », alors que l’Algérie veut les exclure de cette réflexion.

 « Le travail de l’historien est de rechercher, de connaître et de faire connaître le passé, sans parti pris idéologique ni falsification », a déclaré le Comité National de Liaison des Harkis (CNLH) dans un communiqué transmis lundi 16 novembre 2020.

Les harkis sont d’anciens combattants – jusqu’à 200 000 hommes – recrutés comme auxiliaires de l’armée française pendant la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962) qui opposa des nationalistes algériens à la puissance coloniale.

À l’issue de cette guerre, marquée par des atrocités et qui a traumatisé les sociétés algérienne et française, les harkis ont été abandonnés par la France et nombre d’entre eux furent victimes de massacres de représailles en Algérie, ce que réfute la partie algérienne.

L’exil des harkis de 1962 n’est pas reconnu par Alger

L’expert algérien Abdelmadjid Chikhi, chargé de travailler sur la mémoire de la colonisation et de la Guerre d’Algérie avec l’historien français Benjamin Stora, avait affirmé jeudi que le dossier des harkis était « hors des discussions », dans une interview à la revue de l’armée algérienne El-Djeich.

« Certains dossiers sont hors de discussion, tel que le sujet des harkis, d’autant que leur départ en France a été un libre choix », disait-il dans cet entretien.

« L’exil des Harkis en 1962 ne fut pas un choix mais une question de survie », répond le CNLH, rappelant le slogan de l’époque « la valise ou le cercueil ».

« L’actualité nous montre que M. Stora a encore un long chemin à parcourir, où il est souvent nécessaire de remplacer la vanité par le courage et les fantasmes par la vérité, pour rendre hommage à nos disparus et à nos martyrs tombés pour la France ! », ajoute le comité. Il s’agit d’une « délicate mission, certes, pour un seul homme assis entre la chèvre et le chou », poursuit-il, sans jamais mentionner l’expert algérien.

Demande de reconnaissance par la France

Le CNLH demande aussi à Emmanuel Macron « des actes concrets » dont « une loi de reconnaissance portant réparation »« Nous considérons que la question du drame Harki doit être portée devant le Parlement et la reconnaissance officielle de l’État français, gravée dans le marbre de la loi », écrit-il.

Fin juillet, les présidents Emmanuel Macron et Abdelamadjid Tebboune ont désigné chacun un expert afin de travailler sur les questions mémorielles dans le but de « favoriser une réconciliation franco-algérienne ».

M. Stora a été chargé par le président Macron de « dresser un état des lieux juste et précis du chemin accompli en France sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie ».

16/11/2020

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Mohamed DJAFOUR 16/11/2020 21:10

Avec ma famille, nous nous sommes enfuis le 05 mars 1968 de notre village. Nous avons été dénoncés par ma grand-mère maternel qui était FLN. Nous avons miraculeusement échappé à trois embuscades qui nous ont été tendues entre Tizi-Ouzou et Alger. Nous aurions été égorgés dans ces embuscades comme l'ont été des centaines de familles Harkis qui ont tenté de s'évader entre 1965 et 1970. Mon père a également, miraculeusement réussi a rejoindre l'ambassade de France à Alger.
Et...ce minable histoRIEN vient nous dire aujourd’hui, que nous avons librement choisi de quitter le pays qui nous vu naître en laissant nos maisons, nos terres et tous nos biens???

DJERFI Youssef 16/11/2020 17:16

MON ONCLE MOHAMED AZZOUZA QUI VIENT D’ÊTRE DÉCORÉ DE LA LÉGION D'HONNEUR ALORS CAPORAL DURANT LA GUERRE D'ALGÉRIE M 'A RACONTÉ QU'IL A FALLU FUIR A LA FIN DE LA GUERRE ET C "EST UN HOMME D'HONNEUR ET DE CONFIANCE. FRATERNELLEMENT

sam 17/11/2020 00:29

l'abandons et les massacres des harkis a étais reconnut par le Président Emanuel Macron .
Ainsi que François Hollande .
L'état Algérien n'a pas reconnue ses massacres il doit y avoir une raison
1;reconnaissance des massacre des 2 gouvernements la France et L'ALGERIE
2reconnaissance de l'abandons des harkis
3:massacre des des Harkis et leurs familles
4:les viols commis par le FLN et aussi l'Armée Française
5:dépot de plainte
6: nommé un Juge instruction du dossier
7:Témoignage
8:récolté les signature
:demandé a l'Etat Français et l'état Algériens les préjudices morale et financiers