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De forteresse en prison, la mémoire oubliée de la citadelle de Doullens (80) :

- Mis à jour 30/10/2020 à 9 h 30'

 J'ai passé avec ma famille par cette citadelle de Doullens en 1963 une ancienne prison pour femmes nous vivions dans des conditions insalubres et ma sœur a attrapé une maladie et a failli mourir, heureusement et grâce au commandant Chérif elle avait été transportée à l’hôpital d’Amiens et a été soigné pendant 3 mois que de souvenirs.  Mohamed Sahlaoui

Forteresse puis prison politique, la citadelle de Doullens est devenu une école de préservation pour femmes au début du XXe siècle. 

• © Collection de l'association la citadelle de Doullens

Elle a bien failli être détruite, à la fin des années 1960. Rasée, pour construire des logements HLM à la place. Et c'eût été bien dommage, car la citadelle de Doullens renferme de nombreuses histoires. De forteresse en prison, ses murs ont vu défiler de nombreuses personnalités, illustres ou anonymes, avant de sombrer dans la désolation. Jusqu'à ce qu'un beau jour un colonel de la base militaire voisine qui passait par là soit séduit par l'édifice et fonde l'association des amis de la citadelle qui depuis, œuvre à réhabiliter les lieux et leur histoire centenaire.

- Refuge pour les harkis -

En 1958, la prison ferme et la citadelle touche à la fin de son histoire. "Au début des années 1960, le préfet d'Amiens reçoit un coup de téléphone à 18h, un dimanche, raconte Fabrice Dehaene. Au bout du fil, on lui dit : 300 harkis arrivent en gare d'Amiens, débrouillez-vous pour les caser." En catastrophe, le préfet se rabat sur la prison de Doullens.

"C'était un hiver particulièrement froid, explique Jean-Claude Marzec, et les habitants qui ont connu cette époque se souviennent de l'élan de solidarité et des collectes de vêtements pour les harkis." Ils seront relogés à Amiens quelques années plus tard et la citadelle sera rendue à la nature pendant plusieurs années, jusqu'à la visite de son colonel salvateur.

Aujourd'hui, une équipe de bénévoles de l'association des amis de la citadelle propose des visites hebdomadaires (plus d'informations par ici) pour faire revivre la riche histoire de l'édifice. Les lieux accueillent également des manifestations culturelles, parmi lesquelles la fête des plantes, depuis 1987. Des travaux sont prévus pour rénover petit à petit les bâtiments. Et peut-être redonner un nouveau souffle à cette citadelle qui a traversé les siècles.

18/10/2020

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memoire des camps 30/10/2020 20:14

les familles de harkis
on etaient héberger des 3 prisons désaffectés
prison de Nantes
prison de cognac
citadelle de Doullens "Amiens'
5 camps de transit et reclassement (Rivesalte Larzac Bourg lastic la Rye st Maurice ardoise)
1 camp Centre Accueil Rapatries Algerie Bias
70 hameaux de forestage
42 citées urbaine

Guy Regazzacci 30/10/2020 14:21

Bonjour à tous,

A l'ancienne prison de Cognac en Charente, quelques familles de Harkis ont été aussi "logées", j'allais dire emprisonnées dans des conditions indignes..

Alors qu'à cette époque, il suffisait de réquisitionner des logements dans des casernes et les militaires auraient pu dormir sous la tente ou dans les camps de manœuvres dispersés sur tout le territoire métropolitains

Mais, il y avait la farouche volonté politique du pouvoir goliste toujours en place de cacher ce magma d'auxiliaire qui n'a jamais servi à rien "DIXIT 2 GOL"
Pourtant, cette communauté a payé le prix fort, 150.000 d'entre eux ont été massacrés dans des conditions ignobles de barbarie et quelques 3200 sont morts au combat.

Aucune reconnaissance de l'état et malgré les annonces, cet état de fait perdure aujourd'hui, nos dirigeants refusant de voter une loi de reconnaissance qui permettrait aux Harkis et à leurs enfants d'attaquer en Justice la France pour le traitement qui leur a été infligé lors de leur venue en Métropole avec l'enfermement dans les camps et hameaux de forestage ou ancienne prisons, ce qui n'est guère mieux. "Mémoire des camps" tient à votre disposition cette longue liste

Harkamicalement...